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Paroles de la chanson «Shoota Babylone» (avec traduction) par Assassin

L'Homicide Volontaire (1995)
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Paroles et traduction de «Shoota Babylone»

Shoota Babylone ()

Shoota Babylone a été écrite entièrement par Rockin Squat qui, dès, 1994, s'est imposé comme le dernier membre de l'effectif de départ à être rester dans le groupe (après les départs successifs de Solo et DJ Clyde, qui avec Squat formaient le trio initial du groupe) et est par conséquent devenu le seul MC d'Assassin.
Par la suite, les producteurs, concepteurs sonores et rappeurs vont se succéder pour épauler RS, avec une présence plus ou moins officielle et éphémère dans le groupe, jusqu'à ce que le groupe ne se résume plus, officieusement, qu'à cette seule personne (on peut lire régulièrement dans la presse spécialisée "Le groupe Assassin (Rockin Squat). . " ou "Rockin Squat, connu aussi sous le nom d'Assassin" etc... ).

Toujours est-il qu'en 1995, c'est sous l'égide de Doctor L que sort le second album du groupe "L'Homicide Volontaire". Ceux qui conaissent Doctor L ou on en déjà entendu parler savent que ce mec aime bien triturer les sons et créer des ambiances particulièrement bizarres. Doctor L s'est ici donné à fond, puisque "Shoota Babylone" est empreinte d'une ambiance particulièrement oppressante, inquiétante, irréelle, voire même psychadélique, qui colle parfaitement au flow saccadé, appuyé, tantôt calme et tantôt agressif d'un Rockin Squat au sommet de son art.

"Shoota Babylone" n'est pas centrée sur un thème précis, mais est plutôt une critique de tout ce que le système instauré par "Babylone" a de nocif. La particularité de cette chanson réside d'ailleurs dans cette appelation confuse : "Babylone" est l'ennemi qu'Assassin critique durant tout la chanson sans qu'on sache de quoi il s'agit.
En réalité, "Babylone" est le nom régulièrement donné par les rastafaris pour désigner le monde occidental et la société de consommation, et donc plus généralement la décadence, la luxure, la richesse à outrance, le système répressif, le gaspillage...

Squat a simplement réemployer ce terme ici pour désigner tout ce qu'il considère comme pourris ou coorompus, toutes les institutions qu'il faut combatre : l'Etat, le Showbiz musical, peut être aussi la police... Quand à ceux d'entre vous qui ont pu voir le clip de cette chanson ou ceux de "L'Odysée suit son cours" et "Undaground Connexion" ( Voir http : //www. assassin-productions. fr/ ? cat=257 sur son ancien site officiel), ils auront peut être pu s'apercevoir que Squat avait à l'époque des dreadlocks... D'une manière générale, il ne faut pas s'étonner des références ou des similtudes que Squat entretient avec la religion rastafari ou avec l'esthétique du raggae, puisque ses influences musicales et culturelles sont multiples (Voir également http : //www. assassin-productions. fr/ ? cat=1792&snd=lamusique, toujours sur son ancien site officiel).

Couplet 1

Squat commence son couplet d'un ton calme et posé, avec un flow particulièrement bizarre qui semble "flotter" sur le beat et qu'on ne retrouve que sur ce disque. Il annonce qu'il est de retour, que ses textes vont parfaitement atteindre leur cible et que les sceptiques feraient bien de choisir leur camp, car après sa montée "assassine" la descente va faire mal (je suppose qu'il parle du concept des montagnes russes : plus ca monte plus la descente va être vertigineuse... ). Il poursuit en disant qu'il trace sa voix grace à sa musique terriblement puissante, et revenidque alors fièrement qu'il est rester undergound, loin des grosses institutions musicales. Il préfère carrément être moins connu mais être libre de ses actions, et pouvoir écrire ce qu'il veut quand il veut plutôt qu'avoir les pressions et les contraintes des majors.

"On ne fait pas de copinage avec le gratin musical.
Préférant de loin vendre moins,
Mais garder l'impact d'une balle. "

Il continue en admettant que son opinion par rapport à l'industrie du disque et au showbiz est extrême et très tranchée, mais que c'est nécessaire car la musique est aujourd'hui un vrai moyen d'information, qui peut se diffuser partout, influencer les opinions et odnc evenir dangereux pour les personnes/institutions visées (l'Etat en l'occurence). Il se met alors à dire qu'il faut stopper les artistes tant qu'il est encore encore temps et avant qu'ils ne prennent trop de liberté dans les thèmes qu'ils abordent, autrement dit il recommande la censure mais on le devine cynique ou ironique, on peut également imaginer qu'il ne fait que répeter ce que l'Etat ou le CSA pourraient dire.

Il poursuit en disant qu'il ne croit pas, évidemment, qu'une chanson (et ses chansons) sient vraiments efficaces, et il sait très bien que ses textes ne pourront jamais régler les problèmes dont ils traitent, mais il joue là encore sur la double personnalité et il ajoute aussitôt que, malgré tout, les comissions de censure restent aux aguets, que les gouts musicaux des gens sont surveillés.
Puis il finit ce couplet en "reprenant sa personnalité" et en reprenant son disours habituel : aussi faibles que soient leur action, selon lui tous les crews (de hip-hop) devraient s'unirent contre "Babylone" et les déviances de la société, car même une action symbolique peut avoir de l'importance et avoir une légère influence sur l'opinion des gens.

"Alors on prend les rênes en main et par le biais du symbole.
On demande à tous les posse de s'unir, pour shooter Babylone ! ! "

Refrain : [voix quelque peu agressive et inquiétante en background, qui répète "Shoota babylone, Shoota babylone"]

Couplet 2

Il reprend d'un ton sec, comme si il tenait à réaffirmer des idées remises en causes ou rejetées, qu'il respecte absolument toutes les cultures de ses voisins, qu'il ne faut pas faire de distinction entre les cultures et les religions, et rapelle que ces choix et ces influences sont avant tourt des choix/particularités personelles, et non des marques de distinction stigmatisantes faites pour séparer les uns des autres. Pour lui, ces différences passent au second plan puisque, théoriquement, nous sommes tous supposés avoir la même histoire (= le même parcours dans la vie)

Mais il poursuit en déplorant que, malheureusement, en ce monde une mère luttant pour nourri sa famille est moins bien éstimée qu'un richard avec sa Porsche, puis il poursuit avec une phrase qu'on peut trouver un peu naïve et niaise à première vue mais qui correspond en fait à son dégout du monde d'aujourd'hui, à savoir que pour beaucoup l'argent est un but ultime qu'on doit atteindre à tout prix et sur lequel on se jette, même au dépend des autres, tel un requin sur sa proie.

"On ne me ment plus, l'africain est mon frère.
Le musulman, le juif, je respecte leurs prières.
Individuellement le choix de chacun est propre à lui-même. "

Refrain

Couplet 3
Dans ce couplet il donne sa vision de ce qu'est Babylone, de ce que représente pour lui ce nom symbolique (voir mon intro ^^) à savoir que c'est le système majoritaire qui controle tout, qui a tous les pouvoirs et qui écrasent les minorités opprimées, alors que ces minorités sont ensemble bien plus nombreuses que le pouvoir lui-même (peut etre aux Etats-Unis, à Israël ou à l'Europe, qu'il accuse parfois d'impérialisme).
Puis il cite enfin quel est son principal ennemi : Ripas (=Paris = l'Etat) et, avant d'inciter une dernière fois à s'unir contre le pouvoir en place, il finit en beauté (je vous laisse apprécier je saurai pas le transcrire mieux) :

"Le futur dépend de notre action présente, ne l'oublie pas !
Si tu restes statique, si tu ne t'occupes pas de politique.
La politique s'occupe de toi. Si tu t'en occupes trop, gare ! Aux chiens de garde de l'Etat. "

"On ne fait pas de copinage avec le gratin musical.

Préférant de loin vendre moins,

Mais garder l'impact d'une balle. "

"Alors on prend les rênes en main et par le biais du symbole.

On demande à tous les posse de s'unir, pour shooter Babylone ! ! "

"On ne me ment plus, l'africain est mon frère.

Le musulman, le juif, je respecte leurs prières.

Individuellement le choix de chacun est propre à lui-même. "

"Le futur dépend de notre action présente, ne l'oublie pas !

Si tu restes statique, si tu ne t'occupes pas de politique.

La politique s'occupe de toi. Si tu t'en occupes trop, gare ! Aux chiens de garde de l'Etat. "

 
Publié par 9131 6 4 3 le 15 septembre 2006, 22:25.
 

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Vos commentaires

Suprême Assassin Il y a 10 an(s) 4 mois à 22:27
9131 6 4 3 Suprême Assassin Voilà alors cette explic là g un peu l'impression de l'avoir fait à l'arrache mais bon vs me direz ce ke vs en pensez... :-/ mais bon gt le seul à vouloir la faire donc bon la chanson est sur le site c le principal... :'-)


Excellente chanson, ca parait pas comme ça mais pour moi c l'une de splus percutantes et des plus incisives du groupe et donc du rap français ca fé mal ;-) <:-)
Le ReSiDuuu Il y a 10 an(s) 4 mois à 21:24
9556 6 4 3 Le ReSiDuuu L'homicide volontaire est un veritable classique du rap francais avec un plus, il ne ressemble a aucun autre album et shoota babylone est un petit classique dans un cd inoubliable un tres bon texte avec une instru largement orienté reggae...
tres bonne explication !
reivax03 Il y a 10 an(s) 4 mois à 16:07
5195 3 2 2 reivax03 Site web j'aime bien l'explication!!!!

pas ma chanson préféré d'assassin mais une très bonne chanson quand même
Suprême Assassin Il y a 10 an(s) 4 mois à 20:02
9131 6 4 3 Suprême Assassin Simer les gens ca fait plaisir, et c vrai ke cette chanson elle ...tue
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