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Paroles de la chanson «Generale» (avec traduction) par Francesco De Gregori

De Gregori (1978)
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Paroles et traduction de «Generale»

Generale (Général)

C'est chanson poétique et imagée de Francesco De Gegori dénonce la guerre et ses conséquences au travers du regard d'un général qui y assiste. C'est plus particulièrement la Seconde Guerre mondiale et le nazisme qui sont évoqués.

Il montre d'abord la difficulté de l'attente pour la famille des soldats à travers l'image de la paysane. Il oppose l'image des lapins, encore associés à ses fils il y a peu, ceux-ci sortant à peine de l'enfance, et celle des soldats. Jusque-là De Gregori semble présenter la guerre comme une ouverture au monde et une expérience formatrice mais le reste de la phrase, qui précise qu'ils n'en sont pas encore revenus, tombe comme une sentence.
In mezzo al prato c'è una contadina : curva sul tramonto sembra una bambina, di cinquant'anni e di cinque figli, venuti al mondo come conigli, partiti al mondo come soldati,
E non ancora tornati.
Au milieu du pré il y a une paysane : courbée devant soleil couchant elle ressemble à une fillette, de cinquante ans et avec cinq enfants, venus au monde comme des lapins, partis au monde comme soldats, et pas encore revenus.

De Gregori évoque ensuite l'enthousiasme des débuts, pour les soldats qui partent au front, et l'oppose avec la dure réalité :
Lo vedi il treno che portava al sole, non fa più fermate neanche per pisciare, si va dritti a casa senza più pensare che la guerra è bella anche se fa male, ecc...
Tu le vois le train qui menait au soleil, il ne fait plus d'arrêts, même pas pour pisser, on va droit à la maison sans plus penser que la guerre est belle même si elle fait mal, etc...
Cette hâte du retour chez soi est reprise dans le dernier couplet où il utilise l'image du train à moitié vide pour souligner les pertes parmi les jeunes soldats, pourtant joyeux lors de leur départ au front. L'ensemble des effets de style repose sur ces oppositions entre espoirs et douloureuse réalité :
Questo treno che è mezzo vuoto e mezzo pieno e va veloce verso il ritorno
ce train à moitié vide, à moitié plein qui va vite vers le retour

Mais la force de cette chanson est dans sa retenue. Ici pas de larmes, de cris ou de sang. Les difficultés des soldats et des familles, il ne les évoque qu'à travers des images, finalement plus fortes que des tableaux crus.
De même pour le mal-être qui suit la guerre, même si celle-ci a été victorieuse. Il est représenté pas le silence et le vide qui succèdent aux soldats derrière la fameuse "colline". Ce mal-être est relativisé par le tableau de Noël qui suit et souligne que le bonheur se trouve non pas dans le combat, victorieux ou non, mais dans les retouvailles et la vie de famille.
Il nemico è scappato, è vinto, è battuto, dietro la collina non c'è più nessuno, solo aghi di pino e silenzio e funghi, buoni da mangiare buoni da seccare, da farci il sugo quando viene Natale, quando i bambini piangono e a dormire non ci vogliono andare.
L'ennemi s'est enfui, il est vaincu, il est battu, derrière la colline il n'y a plus personne, juste des aiguilles de pain et le silence et des champignons, bons à manger et bons à cueillir pour nous faire une soupe quand vient Noël, quand les enfants pleurent et qu'ils ne veulent pas aller se coucher.

Cette chanson est un véritable hymne pacifiste en Italie et a notamment été reprise par Vasco Rossi.

Generale
Général

Generale dietro la collina,
Général, derrière la colline,
Ci sta la notte crucca ed assassina,
Il y a la nuit bosche et assassine,
E in mezzo al prato c'è una contadina :
Et au milieu du pré il y a une paysane :
Curva sul tramonto sembra una bambina,
Courbée devant le soleil couchant elle ressemble à une fillette
Di cinquant'anni e di cinque figli,
De cinquante ans et avec cinq enfants,
Venuti al mondo come conigli,
Venus au mopnde comme des lapins,
Partiti al mondo come soldati,
Partis au monde comme soldats,
E non ancora tornati.
Et pas encore revenus.

Generale dietro la stazione
Général, derrière la gare,
Lo vedi il treno che portava al sole,
Tu le vois le train qui menait au soleil,
Non fa più fermate neanche per pisciare,
Il ne fait plus d'arrêts, même pas pour pisser,
Si va dritti a casa senza più pensare
On va droit à la maison sans plus penser
Che la guerra è bella anche se fa male,
Que la guerre est belle même si elle fait mal,
Che torneremo ancora a cantare
Que nous y retournerons encore en chantant
E a farci fare l'amore, l'amore
Et et en se faisant faire l'amour, l'amour
Dalle infermiere.
Par les infirmières.

Generale la guerra è finita,
Général la guerre est finie,
Il nemico è scappato, è vinto, è battuto,
L'ennemi s'est enfui, il est vaincu, il est battu,
Dietro la collina non c'è più nessuno,
Derrière la colline il n'y a plus personne,
Solo aghi di pino e silenzio e funghi
Juste des aiguilles de pain et le silence et des champignons
Buoni da mangiare buoni da seccare
Bons à manger et bons à cueillir
Da farci il sugo quando viene Natale,
Pour nous faire une soupe quand vient Noël,
Quando i bambini piangono e a dormire non
Quand les enfants pleurent et qu'ils ne veulent pas
Ci vogliono andare.
Aller se coucher.

Generale queste cinque stelle,
Général ces cinq étoiles,
Queste cinque lacrime sulla mia pelle,
Ces cinq larmes sur ma peau,
Che senso hanno dentro al rumore
Quel sens ont-elles dans le bruit
Di questo treno
De ce train
Che è mezzo vuoto e mezzo pieno
À moitié vide, à moitié plein
E va veloce verso il ritorno ?
Qui va vite vers le retour ?
Tra due minuti è quasi giorno, è quasi casa,
Dans deux minutes c'est presque le jour, c'est presque chez soi,
è quasi amore.
C'est presque l'amour.

 
Publié par 6034 5 3 2 le 16 décembre 2006, 18:41.
 

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