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Paroles de la chanson «On Cultive La Distance» (avec traduction) par Belle Epoque

Belle Epoque
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Chanteurs : Belle Epoque
Albums : A La Dérive

Paroles et traduction de «On Cultive La Distance»

On Cultive La Distance (On Cultive La Distance)

"Tous les jours, je croise des centaines, parfois même des milliers de personnes dont je ne sais rien, dont je n'apprends rien, avec lesquelles je ne partage rien. Les jours passent, des visages me sont de plus en plus familiers, des regards semblent vouloir m'interpeller, me questionner alors que d'autres m'ignorent, tout comme je dois en ignorer certains. On se fait des idées les unEs sur les autres, on se regarde, on s'observe, on se demande qui sont tous ces gens que l'on croit connaître à force de les voir mais dont on ne sait rien. Après des jours, des mois, ce sont les années qui passent. Certains visages ont disparu, d'autres sont toujours là, baignant dans ce silence qui chaque jour apporte à cette effroyable réalité un peu plus de crédit. Alors que tout nous laisse entendre que nous sommes la génération née dans l'ère de la communication, je ne vois qu'un peuple de muetTEs, d'aveugles et de sourdEs affubléEs de cette aigreur en guise de costume social. On cultive la distance, on se complaît dans des cercles fermés, dans des clubs d'initiéEs au silence et à la crainte et chaque jour, cette peur mutuelle se renforce. J'ai du mal à saisir ce que ce type de comportement apporte à nos vies, si ce n'est qu'une frustration supplémentaire. Je pense que la vie comporte tant de difficultés et d'épreuves qu'il est inutile d'y apporter des maux supplémentaires. ChacunE est libre d'aborder son rapport avec les autres comme elle / il l'entend. Tout le monde ne peut pas s'entendre, se comprendre, mais je ne pense pas que le silence, l'indifférence et la violence ont un rôle à jouer dans la progression de nos rapports quotidiens. La parole est encore libre de toute taxe, alors profitons en ! "
- Morgan

"Plus les choses avancent, plus je me rends compte qu'on ne peut compter que sur soi-même, que les autres ne seront jamais LA solution à nos problèmes, que des changements n'adviendront qu'à partir du moment où soi-même on le désire... Tout ça est probablement vrai mais je réalise aussi qu'on n'avance pas tout-e seul-e. Bon, ça fait déjà un bout de temps que j'en suis conscient mais disons que cette idée est devenue essentielle pour moi à l'heure actuelle. Durant la fin de l'année 2004, j'avais un peu la sensation d'être abandonné de tou-te-s. Que les gens avec qui je croyais partager des objectifs communs disparaissaient peu à peu et se faisaient engloutir dans la masse... Mais ce constat n'était qu'en partie vrai. Il est était surtout le fruit de l'état dans lequel je me trouvais à ce moment là... D'ailleurs je n'arrive pas à déterminer réellement si ça en était la cause ou la conséquence... Bref. L'important dans tout ça est que cette période a renforcé en moi l'idée que je ne suis rien tout seul et que c'est en partageant, en discutant, en rêvant, en créant à plusieurs que la vie vaut la peine d'être vécue. "
- Hervé

"Tandis que les sociétés modernes célèbrent aujourd'hui le triomphe de l'économie de l'information et l'avènement des technologies de la communication, nos quotidiens restent marqués par des problèmes de communication bien plus élémentaires. Alors que les informations transitent en quelques fractions de seconde d'un bout à l'autre du globe sans susciter l'étonnement, quelle place accordons-nous à celles et ceux qui nous entourent, aux relations encore inabouties et à la vie à l'échelle locale ? Les analyses révolutionnaires les plus fines, les slogans que nous brandissons et les envies portées au regard de touTEs ne prendront jamais pleinement leur sens tant que nous ne ferons pas tous les efforts nécessaire pour construire des possibles à chaque instant, que les liens qui existent (ou restent à développer) ne seront pas source de questionnement. Communiquer en toute simplicité et avec l'honnêteté nécessaire n'est pas facile et j'ai peur de trop bien connaître les faux-pas et les erreurs que j'évoque. Ce sont des processus difficiles, j'en ai conscience, mais cherchons-nous vraiment la facilité ? Ecouter nos amiEs, laisser une chance à toute nouvelle relation, dépasser parfois ses peurs et sa timidité pour s'ouvrir aux autres, comprendre ce qui nous rapproche et nos erreurs, parler de nos sentiments et de nos envies... C'est un travail de longue haleine qui demande à s'interroger sur nos comportements les plus courants. Et c'est d'autant plus dur qu'il n'y a pas de modèles ni de règles à suivre. Tant que nous chercherons à ouvrir nos coeurs (en gardant à l'esprit nos blocages et nos limites), à partager nos expériences et nos quotidiens, à nous dévoiler un peu plus, aussi longtemps que les rencontres et le partage seront plus importants que le confort de nos intimités, chaque amitié naissante, chaque minute de discussion volée au hasard d'une rencontre aura le goût d'une petite victoire. "
- Gaël

Parmi les faibles on y croit encore... A l'essor du simple échange, au dessein du geste pur Mais faut croire que ça dérange, ou bien qu'on s'est perdu à tort
Parmi les faibles on y croit encore... A l'essor du simple échange, au dessein du geste pur Mais faut croire que ça dérange, ou bien qu'on s'est perdu à tort
On cultive la distance A défaut de favoriser la confiance
On cultive la distance A défaut de favoriser la confiance
A croire qu'on s'est perdu dans ce dédale de ressentis Ce carnaval d'a priori Et on se dira a posteriori, que c'était sans doute possible
A croire qu'on s'est perdu dans ce dédale de ressentis Ce carnaval d'a priori Et on se dira a posteriori, que c'était sans doute possible
Des dos tournés, à des yeux qui tombent Dans des bouches fermées... dans des bouches fermées
Des dos tournés, à des yeux qui tombent Dans des bouches fermées... dans des bouches fermées
A la recherche de sourires qui se dévoilent D'émotions et d'échanges sans réserve On a tous/tes un coeur, alors autant que ça serve
A la recherche de sourires qui se dévoilent D'émotions et d'échanges sans réserve On a tous/tes un coeur, alors autant que ça serve
Moi je préfère baigner dans l'inconscience Et jouer sur la transparence de mes sentiments
Moi je préfère baigner dans l'inconscience Et jouer sur la transparence de mes sentiments

 
Publié par 14632 6 3 3 le 6 janvier 2007, 14:06.
 

Vos commentaires

rrrrrrrr Il y a 9 an(s) 8 mois à 19:26
6816 6 4 2 rrrrrrrr Site web merde alors, j'aime énormément cette chanson.mrci pour les explications, c'est l'idée que je m faisais globalement, de la chanson. mais leurs expications sont bien plus profondes et subtiles...

j'adore quand le morceau reprend vers 2'15''...

on a tous un coeur alors autant que ça serve...

merci pour les paroles.
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