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Paroles de la chanson «Je Suis De Celles» (avec traduction) par Bénabar

Les Risques Du Métier (2006)
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Compositeurs : Denis Grare
Chanteurs : Bénabar
Arrangeurs : Fabrice Ravel-Chapuis
Éditeurs : Ma Boutique, Universal Music Publishing
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Paroles et traduction de «Je Suis De Celles»

Tiens qu'est-c'que tu fais là ?

C'est moi, c'est Nathalie

Quoi, tu m'reconnais pas ?

Mais si

On était ensemble au lycée

C'est vrai j'ai changé

J'ai des enfants, un mari

Bah quoi, t'as l'air surpris

J'étais pas destinée à une vie bien rangée

J'étais perdue, mon mari m'a trouvée

J'étais de celles qui disent jamais non

Les "Marie couche-toi là" dont on oublie le nom

J'étais pas la jolie, moi j'étais sa copine

Celle qu'on voit à peine, qu'on appelle machine

J'avais deux ans d'plus, peut-être deux ans d'trop

Et j'aimais les garçons, peut-être un peu trop

Bien sûr vous aviez eu

Des dizaines de conquêtes

Que personne n'avait vues

Toujours pendant les fêtes

Pour beaucoup d'entre vous je suis la première fois

De celle celles qui comptent mais pas tant qu'ça

Je n'étais pas de celles à qui l'on fait la cour

Moi j'étais de celles qui sont déjà d'accord

Vous veniez chez moi mais dès l'lendemain

Vous refusiez en public de me tenir la main

Et quand vous m'embrassiez à l'abri des regards

Je savais pourquoi, pour pas qu'on puisse nous voir

Alors j'fermais les yeux à m'en fendre les paupières

Pendant qu'pour guetter vous les gardiez ouverts

Je me répétais "Faut pas qu'je m'attache"

Vous vous pensiez "Il faut pas que ça s'sache"

Mais une fois dans mes bras

Vos murmures essoufflés

C'est à moi, rien qu'à moi

Qu'ils étaient destinés

Enlacée contre vous à respirer vos cheveux

Je le sais, je l'affirme vous m'aimiez un peu

Certaines tombent amoureuses, c'est pur ça les élève

Moi j'tombais amoureuse comme on tombe d'une chaise

Et gonflés d'l'avoir fait vous donniez conférence

Une souris qu'on dissèque, mon corps pour la science

Je nourrissais vos blagues de caserne

Que vous pensiez viriles petits hommes des cavernes

D'avoir pour moi une seul mot de tendresse

Vous apparaissait comme la pire des faiblesses

Vous les fiers à bras vous parliez en experts

Oubliant qu' dans mes bras, vous faisiez moins les fiers

Et les autres filles, perfides petites saintes

M'auraient tondu les cheveux à une autre époque (*)

Celles qui ont l'habitude qu'on les cajole

Ignorent la solitude que rien ne console

Vous veniez chez moi, mais dès l'lendemain

Vous refusiez en public de me tenir la main

________
(*) Référence à la période d'après la guerre de 39-45, pendant laquelle les femmes françaises qui avaient couché avec des Allemands se sont faites tondre les cheveux.

 
Publié par 6040 6 3 2 le 2 mai 2007, 18:31.
 

Vos commentaires

LoveDoherty Il y a 9 an(s) 7 mois à 21:40
8820 6 4 3 LoveDoherty Site web géniale. <3
dubious Il y a 9 an(s) 3 mois à 20:31
5324 5 2 2 dubious Site web Effroyable vérité.
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