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Paroles de la chanson «On M'a Demandé D'oublier» (avec traduction) par La Rumeur

Le Franc-tireur (1998)
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Chanteurs : La Rumeur

Paroles et traduction de «On M'a Demandé D'oublier»

On M'a Demandé D'oublier ()

[Hamé]

Refrain
L'infamie perce et laisse des trous, l'infamie perce et laisse des trous. Faudrait-il garder la mémoire à genou ? L'infamie perce et laisse des trous, l'infamie perce et laisse des trous. Faudrait-il encaisser encore les coups ?

On m'a demandé d'oublier les années de saignée, le mépris planifié à tour de bras renouvelé, les carnages organisés, les mises en charpies autorisées, les songes et espérances liés, balafrés. On m'a demandé d'oublier les rayons de gloire qu'a pu garder une nation en nous expédiant au charbon. Des années après, l'industrie te perfore les poumons s'ils n'ont pas déjà tâté les balles au front en première ligne de chair à canon. On m'a demandé d'oublier les noyades occultées d'une dignité et sa mémoire, les chapes de plomb, les écrans noirs plaqués sur toute l'étendue des brûlures d'une histoire, et le prix des soulèvement, les trop pleins de martyrs étouffés, de lourds silence au lendemain de pogromes en plein Paris, de rafles à la benne, et ce 17 octobre 61 qui croupi au fond de la Seine. On m'a demandé d'oublier.

Refrain

On m'a demandé d'oublier les traînements dans la boue, les doigts pointés d'une seule voix, les réquisitoires incendiaires, les mises en scène de fièvre d'accusation, la salive aux lèvres puis les vomissures de l'opinion. On m'a demandé d'oublier ces complets de bouc émissaire taillés sur mesure. L'étreinte est froide et sèche, nous voilà jetés en pâture à l'hystérie d'un troupeau bercé trop près du mur. On m'a demandé d'oublier la crasse de cervelle au détour de plus d'un de leurs discours où le bruit et l'odeur émanent en vapeur de nos races moribondes, où la France ne peut recueillir toute la misère du monde quand sa main droite affame le Sud et l'assiste à creuser sa propre tombe. On m'a demandé d'oublier les prises télévisées, les charters et autres cercueils volants convoyés, les gages filés aux idées du parti d'un borgne en sueur, les intérêts trouvés à le laisser chier ses clameurs. Les intérêts trouvés à le laisser chier ses clameurs.

Refrain

On m'a demandé d'oublier les chasses ouvertes aux nègres et bougnoules offertes aux treillis vert-kaki de paras ouvrants le feu, les appels à la mort relancés : ''finis-le, allez achève-le ! " On m'a demandé d'oublier les fracas de ces voltigeurs et ces balles policières en plein coeur, puis le sursis accordé à la volaille criminelle en habit. Ailleurs, mes frères écopent de peines alourdies, eh oui ! Les trafics crépusculaires ne profitent jamais aux petits. Un orteil dans l'extrême et c'est toute la jambe qui suit. Morfle si tu viens de t'y mettre, il pleut averse des lambeaux d'infamie sur nos êtres. On m'a demandé d'oublier les années de saignée, le mépris planifié à tour de bras renouvelé, les carnages organisés, les mises en charpies autorisées, les songes et espérance liés, balafrés.

Refrain

[Hamé]

Refrain

L'infamie perce et laisse des trous, l'infamie perce et laisse des trous. Faudrait-il garder la mémoire à genou ? L'infamie perce et laisse des trous, l'infamie perce et laisse des trous. Faudrait-il encaisser encore les coups ?

On m'a demandé d'oublier les années de saignée, le mépris planifié à tour de bras renouvelé, les carnages organisés, les mises en charpies autorisées, les songes et espérances liés, balafrés. On m'a demandé d'oublier les rayons de gloire qu'a pu garder une nation en nous expédiant au charbon. Des années après, l'industrie te perfore les poumons s'ils n'ont pas déjà tâté les balles au front en première ligne de chair à canon. On m'a demandé d'oublier les noyades occultées d'une dignité et sa mémoire, les chapes de plomb, les écrans noirs plaqués sur toute l'étendue des brûlures d'une histoire, et le prix des soulèvement, les trop pleins de martyrs étouffés, de lourds silence au lendemain de pogromes en plein Paris, de rafles à la benne, et ce 17 octobre 61 qui croupi au fond de la Seine. On m'a demandé d'oublier.

Refrain

On m'a demandé d'oublier les traînements dans la boue, les doigts pointés d'une seule voix, les réquisitoires incendiaires, les mises en scène de fièvre d'accusation, la salive aux lèvres puis les vomissures de l'opinion. On m'a demandé d'oublier ces complets de bouc émissaire taillés sur mesure. L'étreinte est froide et sèche, nous voilà jetés en pâture à l'hystérie d'un troupeau bercé trop près du mur. On m'a demandé d'oublier la crasse de cervelle au détour de plus d'un de leurs discours où le bruit et l'odeur émanent en vapeur de nos races moribondes, où la France ne peut recueillir toute la misère du monde quand sa main droite affame le Sud et l'assiste à creuser sa propre tombe. On m'a demandé d'oublier les prises télévisées, les charters et autres cercueils volants convoyés, les gages filés aux idées du parti d'un borgne en sueur, les intérêts trouvés à le laisser chier ses clameurs. Les intérêts trouvés à le laisser chier ses clameurs.

Refrain

On m'a demandé d'oublier les chasses ouvertes aux nègres et bougnoules offertes aux treillis vert-kaki de paras ouvrants le feu, les appels à la mort relancés : ''finis-le, allez achève-le ! " On m'a demandé d'oublier les fracas de ces voltigeurs et ces balles policières en plein coeur, puis le sursis accordé à la volaille criminelle en habit. Ailleurs, mes frères écopent de peines alourdies, eh oui ! Les trafics crépusculaires ne profitent jamais aux petits. Un orteil dans l'extrême et c'est toute la jambe qui suit. Morfle si tu viens de t'y mettre, il pleut averse des lambeaux d'infamie sur nos êtres. On m'a demandé d'oublier les années de saignée, le mépris planifié à tour de bras renouvelé, les carnages organisés, les mises en charpies autorisées, les songes et espérance liés, balafrés.

Refrain

 
Publié par 9556 6 4 3 le 10 février 2008, 16:51.
 

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