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Paroles de la chanson «Pauvre Fou» (avec traduction) par Babylon Circus

Babylon Circus
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Chanteurs : Babylon Circus

Paroles et traduction de «Pauvre Fou»

Pauvre Fou (Pauvre Fou)

Cette chanson parle à ceux qui sont encore dans ce cas là, à rêver, à espérer, à vouloir rester dans un mode de vie et des valeurs propres qu'ils ne veulent pas abandonner pour une société qu'ils n'ont pas choisi d'habiter.
Les bien-pensants ; c'est eux, les adultes, les "grands", la norme, la moyenne. C'est les Braves Gens, tous ceux qui font le monde et qui tueront à petit feu tous ceux qui tentent de s'écarter de la normalité. Brassens a dit : "Les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux. " Cette chanson se place aux côtés de ceux qui, ayant quitté le monde où ils avaient appris à vivre, sans soucis, et détaché de l'horreur de la société, continuent à vouloir garder leur paix et suivre leur propre chemin, à leur façon, sans s'aliéner.
La chanson explique donc les problèmes que rencontrent ceux qui persistent, et s'entêtent, à préserver leur propres rêves et leurs propres chemins de vie.
Tu sais qu'au fond d'eux même ils en sont jaloux,
Car sonnés du ciboulot, ils n'ont pas su le demeurer.
Ces "bien-pensant", ces pirates, aliénés à la société, ont perdu tous leurs rêves, eux ; ils ont abandonné ce qu'ils étaient, et se sont oubliés pour devenir des êtres formatés et résignés. Ils voient donc d'un oeil mauvais ceux qui s'entête à vouloir rester comme ce que tout le monde a été, une fois, dans le passé. Les bien-pensant ont du abandonner, et ils ne supportent pas que d'autres poursuivent le combat, et parviennent à vivre à leur propre façon. Ils invoquent donc l'argument de l'âge, et dans le refrain, disant que c'est ainsi, à cet âge, il faut en finir avec les enfantillages, qu'il faut grandir, devenir adulte. C'est comme ça (argument de normalité), et ça ne va pas changer. C'est l'ordre des choses, disent-ils.
Mais le second refrain met en garde l'enfant qui sommeille en nous : pauvre fou ! Si tu les crois, c'est foutu, tu va te perdre dans leur jeu et t'oublier toi-même. Si tu les laisse tracer ta route, te dire quoi faire et les laisser te guider sur leur chemin, alors tu auras perdu ; ils t'auront rallié dans le camp des zombies.

Y paraîtrait même que t'aurai perdu l'sens des réalités,
Non pas les tiennes, mais celles qu'ils tiennent pour vérité.
Oui, car ils te disent que tu rêve, que t'es idéaliste, que tout ce en quoi tu crois est loin de la réalité, qu'il faut garder les pieds sur terre ; mais sur quoi se basent-ils pour te dire ça ? Sur un modèle qui n'est autre que le leur, que ce qu'ils ont toujours fait, alors forcément ! Les pieds sur terre, oui, sur LEUR terre ! Ils ne peuvent pas imaginer, penser qu'il puisse y avoir une réalité autre que la leur, tellement ils sont convaincus : CONS ET VAINCUS ! (hum, désolé, je m'emporte)

Qu'un jour il te vienne à l'esprit de vouloir changer le monde
Et que tu le chantes sur tous les toits, ils auront vite fait d'te la boucler.
Ah ! Le voila le contrôle social ! Dès qu'il y en a un qui sort de la norme, leur si chèèèère norme ; ils y sont tous dessus, pour lui faire fermer sa gueule ! Oui, ils en ont peur de ce qui pourrait troubler la paix de leur petit monde régulé au millième, où tout est à sa place. Non ! Surtout pas d'utopiste, allez, ramenons-le sur le "droit" chemin...

Pour eux, tu n'es rien qu'un poète,
Qui n'tourne pas bien rond dans sa tête.
Les voila, à bafouer ce en quoi tu crois. Du haut de leur condescendance, de leur orgueil et de leur vanité, ils te jugent, pensant leurs modes de vie et leurs idées comme les meilleures ; ils jugent des délires comme des idées farfelues, des poétisations, et ils en rigolent, en essayant, comme à un enfant, gentiment, de te ramener à leur réalité.
Mais ne te laisse pas faire ! Ce n'est pas à eux de dicter ta conduite et ta vie ! Croies-y, persiste, va dans le sens de ce en quoi tu crois ; trace ta propre route, suis ton propre chemin ; et ne les laisse pas te dire où aller !

Ça y est les bien-pensants te croient dev'nu fou,
Ça y est les bien-pensants te croient dev'nu fou,
C'est pas trop tôt, t'es comme ça depuis qu't'es né.
C'est pas trop tôt, t'es comme ça depuis qu't'es né.
Tu sais qu'au fond d'eux même ils en sont jaloux,
Tu sais qu'au fond d'eux même ils en sont jaloux,
Car sonnés du ciboulot, ils n'ont pas su le demeurer.
Car sonnés du ciboulot, ils n'ont pas su le demeurer.
Ça y est paraît qu'tu serais dev'nu trop vieux,
Ça y est paraît qu'tu serais dev'nu trop vieux,
Et qu'a c't'âge on n'ferait pas toujours tout c'qu'on veut.
Et qu'a c't'âge on n'ferait pas toujours tout c'qu'on veut.
Toi ça t'fait bien marrer, et c'est tant mieux ;
Toi ça t'fait bien marrer, et c'est tant mieux ;
Tu risques pas d't'arréter pour si peu !
Tu risques pas d't'arréter pour si peu !

"Et c'est comme ça, et c'est ainsi
"Et c'est comme ça, et c'est ainsi
Qu'il en a toujours été,
Qu'il en a toujours été,
Et c'est comme ça, et c'est la vie,
Et c'est comme ça, et c'est la vie,
Et c'est pas aujourd'hui qu'ça va changer. "
Et c'est pas aujourd'hui qu'ça va changer. "

Pauvre fou, si tu les crois t'as tout perdu ;
Pauvre fou, si tu les crois t'as tout perdu ;
Ne remet jamais tes rêves en doute.
Ne remet jamais tes rêves en doute.
Pauvre fou, si tu les crois t'es foutu ;
Pauvre fou, si tu les crois t'es foutu ;
Ne les laisse pas tracer ta route !
Ne les laisse pas tracer ta route !

Ça y est, te v'la parti dans tes délires
Ça y est, te v'la parti dans tes délires
A vouloir déplacer des montagnes russes.
A vouloir déplacer des montagnes russes.
Mais lorsqu'ils se mettent à te parler d'avenir,
Mais lorsqu'ils se mettent à te parler d'avenir,
C'est à se demander qui c'est qui plane le plus.
C'est à se demander qui c'est qui plane le plus.
Y paraîtrait même que t'aurai perdu l'sens des réalités,
Y paraîtrait même que t'aurai perdu l'sens des réalités,
Non pas les tiennes, mais celles qu'ils tiennent pour vérité.
Non pas les tiennes, mais celles qu'ils tiennent pour vérité.
Tu peux bien rêver, t'y couperas pas ;
Tu peux bien rêver, t'y couperas pas ;
Ils viendront te chercher jusqu'à chez toi !
Ils viendront te chercher jusqu'à chez toi !

"Et c'est comme ça, et c'est ainsi
"Et c'est comme ça, et c'est ainsi
Qu'il en a toujours été,
Qu'il en a toujours été,
Et c'est comme ça, et c'est la vie,
Et c'est comme ça, et c'est la vie,
Et c'est pas aujourd'hui qu'ça va changer. "
Et c'est pas aujourd'hui qu'ça va changer. "

Pauvre fou, si tu les crois t'as tout perdu ;
Pauvre fou, si tu les crois t'as tout perdu ;
Ne remet jamais tes rêves en doute.
Ne remet jamais tes rêves en doute.
Pauvre fou, si tu les crois t'es foutu ;
Pauvre fou, si tu les crois t'es foutu ;
Ne les laisse pas tracer ta route !
Ne les laisse pas tracer ta route !

T'aimerais bien les croire mais t'es pas motivé,
T'aimerais bien les croire mais t'es pas motivé,
Pas non plus très compétitif par d'ssus l'marché ;
Pas non plus très compétitif par d'ssus l'marché ;
Tu passeras jamais le seuil de la rentabilité,
Tu passeras jamais le seuil de la rentabilité,
T'as pris l'option "inactif", direction "assisté".
T'as pris l'option "inactif", direction "assisté".

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Qu'un jour il te vienne à l'esprit de vouloir changer le monde
Qu'un jour il te vienne à l'esprit de vouloir changer le monde
Et que tu le chantes sur tous les toits, ils auront vite fait d'te la boucler.
Et que tu le chantes sur tous les toits, ils auront vite fait d'te la boucler.
Tes rêves, tes utopies et tes pensées profondes,
Tes rêves, tes utopies et tes pensées profondes,
Tout ça c'est bien gentil, mais tu peux t'les garder.
Tout ça c'est bien gentil, mais tu peux t'les garder.
Pour eux, tu n'es rien qu'un poète,
Pour eux, tu n'es rien qu'un poète,
Qui n'tourne pas bien rond dans sa tête.
Qui n'tourne pas bien rond dans sa tête.
"T'y comprends rien, pauvre poète,
"T'y comprends rien, pauvre poète,
Tu tournes pas bien rond dans ta tête. "
Tu tournes pas bien rond dans ta tête. "

T'y crois encore, et tu t'entêtes
T'y crois encore, et tu t'entêtes
A croire que la vie pourrait être un fête,
A croire que la vie pourrait être un fête,
Touches du bois, tu s'ras dans l'vrai ;
Touches du bois, tu s'ras dans l'vrai ;
Touche le ciel et les étoiles ; ça c'est du concret !
Touche le ciel et les étoiles ; ça c'est du concret !

 
Publié par 12655 7 4 4 le 16 février 2009, 22:04.
 

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