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Paroles de la chanson «You Feel So Lonely You Could Die» (avec traduction) par David Bowie

The Next Day
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Chanteurs : David Bowie
Albums : The Next Day

Paroles et traduction de «You Feel So Lonely You Could Die»

No-one ever saw you
Moving through the dark
Leaving slips of paper
Somewhere in the park
Hidden from your friends
Stealing all they knew
Lovers thrown in airless rooms
Then vile rewards for you

Nul ne t'a jamais vu
Bouger dans le noir
Laisser des bouts de papier
Quelque part dans le parc
Te cacher de tes amis
Voler tout ce qu'ils savaient
Jeter des amoureux dans des chambres sans air
De viles récompenses pour toi

And I’m gonna tell
Yes I’ve gotta tell
Gotta tell the things you’ve said
When you’re talking in the dark
And I’m gonna tell the things you’ve done
When you’re walking through the park

Et je vais raconter
Oui je dois raconter
Je répéterai les choses que tu as dites
Quand tu parlais dans le noir
Et je raconterai les choses que tu as faites
Quand tu marchais dans le parc

Some night on the thriller’s street
Will come the silent gun
You’ve got a dangerous heart
You stole their trust, their moon, their sun
There’ll come assassin’s needle
On a crowded train
I’ll bet you feel so lonely
You could die

Une nuit dans la rue du thriller
Viendra le pistolet silencieux
Tu as un cœur dangereux
Tu as volé leur confiance, leur lune, leur soleil
Il viendra l'aiguille de l'assassin
Dans un train bondé
Je parie que tu te sens si seul
Que tu pourrais mourir

Buildings crammed with people
Landscape filled with wrath
Grey concrete city
Rain has wet the street
I want to see you clearly
Before you close the door
A room of bloody history
You made sure of that

Des immeubles remplis de gens
Un paysage plein de colère
Ville de béton gris
La pluie a mouillé la rue
Je veux te voir clairement
Avant que tu ne fermes la porte
Une pièce d'histoire sanglante
Tu t'es assuré de cela

I can see you as a corpse
Hanging from a beam
I can read you like a book
I can feel you falling
I hear you moaning in your room
Oh see if I care
Oh please. Please make it soon

Je te vois comme un cadavre
Suspendu à une poutre
Je peux te lire comme un livre
Je te sens tomber
Je t'entends gémir dans ta chambre
Oh vois si je m'inquiète
Oh s'il te plaît. S'il te plaît dépêche-toi

Walls have got you cornered
You’ve got the blues my friend
And people don’t like you
But you will leave without a sound, without an end
Oblivion shall own you
Death alone shall love you
I hope you feel so lonely
You could die
You could die
You feel so lonely
You could die

Les murs t'ont fait prisonnier
Tu as le blues mon ami
Et les gens ne t'aiment pas
Mais tu partiras sans un son, sans une fin
L'oubli devrait te posséder
Seule la mort devrait t'aimer
J'espère que tu te sens si seul
Que tu pourrais mourir
Que tu pourrais mourir
Tu te sens si seul
Que tu pourrais mourir

________
Dans cette chanson, Bowie semble s'adresser à un tueur à série dont il a eu connaissance des crimes. Il y a certains passages assez mystérieux qui sont difficiles à interpréter. On comprend néanmoins vers la fin que le tueur est enfermé. L'identité du narrateur n'est pas révélée ; il peut s'agir d'un proche de l'une des victimes, d'un policier, ou même d'un ami du tueur. I hope you feel so lonely / You could die exprime un désir de vengeance. Le criminel paraît être destiné à une mort prochaine, que ce soit par condamnation, meurtre ou suicide. En effet, le narrateur le voit as a corpse hanging from a beam, soit comme un cadavre suspendu à une poutre.
Je vous propose deux interprétations un peu différentes, dans lesquelles l'identité du narrateur définit « l'orientation » du texte.
Dans la première, on imagine que le tueur était proche du narrateur, qu'il était son ami, son fils, son frère... Bref, qu'il le connaissait bien. Dans la première strophe, « Nul ne t'a jamais vu / Bouger dans le noir [...] » on peut sous-entendre « à part moi ». Le narrateur serait donc le seul à avoir vu le criminel lors de ses agissements ; peut-être pas lorsqu'il tuait des gens, mais lorsqu'il prévoyait de le faire. Dans le paragraphe suivant, I've gotta tell peut alors être traduit par « Je suis obligée de raconter » : on le force à dénoncer son ami, et ça le fait souffrir. Après cela, le narrateur semble se rendre réellement compte de ce que son ami a fait (You’ve got a dangerous heart / You stole their trust, their moon, their sun). À la suite de ses aveux, tout le monde comprend ce qu'il s'est réellement passé et tueur est haï (Buildings crammed with people / Landscape filled with wrath). La « pluie » qui mouille la rue peut symboliser les larmes des victimes et de leurs proches dans la ville. Le tueur est arrêté par la police et rentre une dernière fois chez lui, sans doute pour dire au revoir à ses proches et récupérer ses affaires. Celui qui a révélé la vérité est présent, et il veut le « voir clairement / Avant qu'(il) ne ferme la porte / Une pièce d'histoire sanglante ». Le criminel entre dans sa chambre, là où ont été commis les crimes. Le narrateur a comme un pressentiment ; il sait au fond de lui que c'est la dernière fois qu'il voit son ami vivant. Dans l'avant-dernière strophe, il a des visions et le voit suspendu à une poutre. Il s'inquiète (Oh see if I care), et le prie de se dépêcher de revenir (Please make it soon). Il l'entend gémir et tomber. À la fin de la chanson, il comprend que c'est trop tard. Le serial killer a fait sa dernière victime en se donnant la mort, prisonnier de la pièce où il a tué ses autres victimes.
Deuxième possibilité : on imagine que celui qui raconte l'histoire connaissait l'une des victimes et qu'il veut la venger. Il parle au tueur, voulant lui faire regretter ce qu'il a fait. Il lui répète ses actes : Lovers thrown in airless rooms / Then vile rewards for you, pour qu'il se sente coupable et que sa vie soit gâchée comme celles de ses victimes et de leurs proches. Dans cette interprétation-là, les aveux sont alors volontaires. Le narrateur annonce au tueur qu'il a été témoin de ses agissements et qu'il n'hésitera pas à parler. Dans la strophe commençant par Some night on the thriller’s street / Will come the silent gun le désir de vengeance est clairement exprimé. On peut penser que si le criminel n'est pas condamné, quelqu'un d'autre le tuera pour lui faire payer ses crimes. L'avant-dernière strophe est alors difficile à comprendre, compte tenu du reste. On suppose que le narrateur le voit déjà pendu, mais on ne comprend par pourquoi il s'inquiète. Les deux interprétations se terminent de la même manière, à savoir par la mort du tueur dans la pièce où il a commis les meurtres. Il s'est rendu compte qu'à présent, « Seul la mort devrait (l)'aimer ».

Voilà, c'est ma première traduction donc soyez indulgent s'il y a quelques fautes ^^" Si vous avez d'autres idées d'interprétation n'hésitez pas à laisser un commentaire !

 
Publié par 778 5 1 le 3 août 2014, 15:45.
 

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