Paroles officielles de la chanson «Les Cons» : Zoufris Maracas

Compositeurs : Vincent Allard
Chanteurs : Zoufris Maracas
Auteurs : Vincent Sanchez
Arrangeurs : Francois Causse
Éditeurs : Un Week End A Walden, Raoul Breton Editions
Albums :

Paroles officielles de la chanson "Les Cons"

Moi si j’écris des p’tites chansons
C’est pas pour vous rendre moins con
Mais pour vous dire que vous l’êtes bien
Ça c’est certain, c’est certain

Moi qui vous voit toute la journée
Z’avez pas l’air de rigoler
L’matin vous partez au boulot le soir vous rentrez au tombeau

J’veux pas cracher sur vos p’tites vies
Mais quand même elles m’ont l’air pourries
Z’allez bouffer en grande surface, vous d’vriez savoir qu’c’est dégueulasse

Vous prenez jamais l’temps de rien
Vous d’venez teigneux comme des chiens
Et puis après pour vous calmer vous achetez une nouvelle télé

Croyez qu’ça va vous faire du bien
Les téléfilms américains
La propagande de l’autre teubé, les jeux où on gagne du pognon

Vous avez pas encore compris
Qu’vous en aurez jamais assez
Et c’est ce tant pis de mépris qui vous bouffera jusqu’au trognon

Moi si j’écris des p’tites chansons
C’est pas pour vous rendre moins con
Mais pour vous dire que vous l’êtes bien
Ça c’est certain, c’est certain

Si j’avais voulu l’inventer
Avec toute ma bonne volonté
Jamais j’serai allé si loin
Ça c’est certain, c’est certain

J’vous fous pas tous dans l’même panier
Vous pourriez pas tous y rentrer
Et moi ça m’filerai le bourdon de voir une telle concentration…constellation…conspiration

La connerie individuelle
Même si parfois elle me dépasse
Ne s’ra jamais aussi cruelle
Qu’la sacro sainte connerie d’la masse

Celle qui vous fait faire la guerre
Qui nous fait voter pour des cons
Qui dans un r’lan d’instinct grégaire nous fait respecter notre patron

Faut dire quand même qu’cet enfoiré
C’est sur nous qu’il fait son pognon
Il nous la met toute la journée et il faudrait qu’on reste mignon

Et j’vous parle même pas des banquiers
Qui ont dévalisé l’monde entier
Sans que personne lève le p’tit doigt
Moi j’ai pas l’droit au chèque en bois
Toi t’y as l’droit ?
Non t’as pas l’droit, toi t’es comme moi, t’as pas d’emploi

Mais que faudra-t-il qu’il nous fasse

Pour qu’au final on réagisse
Si les famines nous laisse de glace, si Serge Dassault protège nos vices

Moi si j’écris des p’tites chansons
C’est pas pour vous rendre moins cons
Mais pour vous dire qu’y a des gens bien
Ça c’est certain, c’est certain

Ils sont deux fois plus nombreux que la bande d’imbéciles heureux
Qui nous emmène tous au carton avec trompettes et clairons

Le problème c’est qu’on s’parle pas
Coincé dans le chacun pour soi
Persuadé qu’on est les seuls à voir qu’on va s’manger la gueule

Alors j’lance ça sans trop y croire
Parce que j’vis d’musique et d’espoir
Mais la vraiment il s’rait grand temps que le bon peuple montre les dents

Qu’on leur explique une fois pour toute
A ces salauds qui servent nos doutes
Qu’on va les jeter en prison
Ça ça va être bon, ça va être bon

Et puisqu’on est là réuni
On a qu’à décider d’un jour
Moi je propos’rais le lundi Pour enfermer tous ces vautours

Je sais pas où ça nous ménera
Mais ça pourra pas être pire
Que d’laisser à ces scélérats
Le soin d’bousiller notre avenir

Moi si j’écris des p’tites chansons
C’est qu’je sais pas comment vous dire
Qu’une petite révolution nous rendra tous le sourire

 
 


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