Paroles officielles de la chanson «Les Fastes De La Solitude» : Hubert-Félix Thiefaine

Compositeurs : Hubert-Félix Thiefaine
Auteurs : Hubert-Félix Thiefaine
Chanteurs : Hubert-Félix Thiefaine
Arrangeurs : Franck Pilant
Éditeurs : Lilith Erotica
Albums :

Paroles officielles de la chanson "Les Fastes De La Solitude"

Les fleurs de rêve obscur secrètent de noirs parfums
Dans la féerie marbrée des crépuscules forains
Théâtre d’harmonie / panorama lunaire
Aux délicieuses lenteurs de cortège funéraire
Où les âmes nuageuses nimbées de sortilèges
S’évaporent dans l’ivresse glacée d’un ciel de neige
Banquises phosphorescentes & bleue mélancolie
Qui projette ses violons sur d’étranges rhapsodies
Aux étranges accords sous d’étranges latitudes
Qui te révèlent les fastes de la solitude

Les femmes-oiseaux perdues dans leurs sombres dimanches
Ont sorti leurs précieux colliers de souris blanches
& dansent la sarabande frivole des courtisanes
A la mémoire d’amants noyés dans leurs arcanes
Odeurs de mandarine & rafales de cannelle
Mélodies cristallines & vapeurs d’arc-en-ciel
Là–bas sous un tilleul, à l’ombre d’une fontaine
Notre-Dame de la nuit distribue l’oxygène
& le septième cercle de la béatitude
Te révèle les fastes de la solitude

La princesse aux camées fait blinder sa pâleur
Pour franchir les spirales du miroir intérieur
Pétales rapaces d’une hydre aux yeux de tarentule
Dans le tumultueux chaos des particules
Mandalas schizoïdes & soupirs féminins
Sur les claviers bulbeux des orages clandestins
Sépultures de valium pour voyageurs-vampires
Errant dans les sargasses d’un océan martyr
& le doute qui ravage même tes incertitudes
Te révèle les fastes de la solitude

Joseph d’Arimathie & Uther Pendragon
Chevauchent de vieilles juments au bord de l’extinction
& cherchent l’asile de nuit au milieu des pylônes
Rouges-iguane & oranges brûlés des soirs d’automne
Leurs druides au bec-bunzène en livrées de valets
Te préparent un cocktail dans leurs tubes à essai
Plus rapide qu’une Aston dans les mains de Shelby
Tu reprends l’avantage au treizième Martini
& l’ineffable attrait pour les bars d’altitude
Te révèle les fastes de la solitude

Le chevalier, la mort & le diable s’enfuient
Des pinceaux de Dürer pour absorber la nuit
Tandis que Mélusine aux longs cheveux défaits
T’organise une party dans la brume des marais
& dessine sur ton membre une cartographie
Des ténèbres où t’attendent quelques maillons maudits
Puis traverse le désert jusqu’à la Thébaïde
Où la fée méridienne de tes éphémérides
Extirpant ton sourire poisseux de l’habitude
Te révèle les fastes de la solitude

 
 


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