Paroles officielles de la chanson «L'attentat À La Pudeur» : Jacques Higelin

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Paroles officielles de la chanson "L'attentat À La Pudeur"

1. Sur le tapis de mon palace
Loin de Paris, loin de ses frasques
Je me pâme, je m'étiole
Je m'ennuie, je deviens folle
Qui me délivrera
De mes fantasmes inassouvis
Mon mari est à la chasse
Mon majordome s'est fait la paire
Je reste seule devant la glace
Goûtant des plaisirs solitaires? Ah !!!
Je t'ai fait peur?
Ne me touche pas, n'oublie pas que je suis ta s?ur !
Ah quelle belle paire de miches
Mais, Bibiche, là n'est pas le propos :
Ma poulette a claqué toute son artiche
Et elle m'attend à la roulette au casino
Du fric, toujours du fric !
Tu ne viens jamais me voir que pour me taper
Suis-je donc moins désirable
Que toutes tes misérables traînées ?
Oh, t'excite pas, c'est pas la question, allez
Aboule?
Sadique !
Le fric?
Salaud !
Si tu veux que j'me casse vite fait d'Monte Carlo
À une seule condition : vire ton smoking, ton n?ud papillon
Car je sens?
Tu sens?
L'appel pressant, urgent et consanguin de la chair
Franchissons ensemble
Les frontières exquises
De la décadence

2. À la cosaque du haut d'l'armoire
À la prussienne sur le sofa
Dans les persiennes sur la moquette
La commode ou la véranda
Ah ! quel panard
Ma belle canaille
Quelle pagaille
Dans le boudoir
Gestes obscènes qui m'obsèdent
Je résiste
Ah ! je cède
Montée brûlante de ma sève
Non pas encore, retiens-toi?
Ah ! j'entends des pas
Dans le couloir
Cache-toi vite dans le placard
Bonsoir ma chérie, dans mes bras !
J'ai ramené ce trophée de ma chasse ah ah ah :
Une tête de vache avec ses cornes
Je m'en vais de ce pas la ranger dans le placard
Non !
Et pourquoi ?
Je n'sais pas, je me sens lasse
Tu ferais mieux de t'allonger
Pendant que je vais la ranger dans le placard
Non ! pas ce soir !
Écarte-toi, ah ! quelle audace !
Si tu ne veux pas que je me fâche
Pour une tête de vache
Alors blonde passe passe passe passe toréador !
Ah ah ah ah ah ah !
Ah ! quelle surprise !
Vision troublante
Qui me grise
Mon beau-frère
Ton beau-frère
Son beau-frère
Nu comme un ver,
Bouleversante découverte
J'en vois des mûres et des pas vertes
Touchez-la, mon cher beau-frère
Papa Maman, que vont-ils faire ?
Touchez-la, vous dis-je !
Calmez-moi !
Quel vertige !
Quel membre !
Et quelle tige !
Quel litige, quelle horreur !

C'est un attentat
À la pudeur
Dont je me vante
Devant ma s?ur?

 
 


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