Paroles officielles de la chanson «Le Facho Du Metro» : Charlotte Marin

Auteurs : Marion Michau, Charlotte Marin
Compositeurs : Charlotte Marin
Chanteurs : Charlotte Marin
Arrangeurs : Julien Costa
Éditeurs : Chrysalis Editions France
Albums :

Paroles officielles de la chanson "Le Facho Du Metro"

La machine avale mon ticket
Je pousse le tourniquet
Un fraudeur collé dans le dos
Commence ma parano
Sur le quai moiteur tropicale
Et néons d’hôpital
Pas étonnant que l’atmosphère
Attire les suicidaires

La rame arrive sur le quai
En affichant complet
C’est la jungle, sa loi du plus fort
Jusqu’au signal sonore
Je pousse tout l’ monde, les portes coulissent
Sectionnent un bout d’ ma cuisse
Je colle mes doigts à la barre
En invoquant saint Marre

Je déteste le métro
Ça sent le vieux mégot
Ça sent la sueur
Et l’haleine de poivrot
Je déteste le métro
Je déteste le métro
Ça m’ met les nerfs
Les nerfs à fleur de peau

Je déteste le métro
Ça sent le vieux zoo
Ça sent l’vomi
Et la pisse de clodo
Je déteste le métro
Je déteste le métro
Une demi-heure
Et je deviens claustro

La bétaillère redémarre
Et j’arrive à m’asseoir
Le dernier devait être gros
Le siège est encore chaud
Je sors de mon sac un miroir
Je me maquille dare-dare
Une secousse et c’est Picasso
J’ai une bouche de travelo

Mon trajet c’est l’histoire sans fin
Je me sors un bouquin
A peine j’ai lu la première page
Qu’on me prend en otage
Prélude pour violon hystérique
En avant la zi-zic
Une petite pièce, une cigarette
J’fais genre je baisse la tête

Je déteste le métro
Ça sent le vieux mégot
Ça sent la sueur
Et l’haleine de poivrot
Je déteste le métro
Je déteste le métro
Ça m’ met les nerfs
Les nerfs à fleur de peau

Je déteste le métro
Ça sent le vieux zoo
Ça sent l’vomi
Et la pisse de clodo
Je déteste le métro
Je déteste le métro
Une demi-heure
Et je deviens claustro

Les bébés braillent dans leur poussette
Les pervers tripotent leur braguette
Bousculée par les pickpockets
Cachés au détour d’un couloir
Surgit un contrôleur vicelard
Et non, moi j’ai ma carte… connard

Je change à Saint-Lazare
Vingt minutes de couloirs
Je l’entends, je cours comme une truie
Putain c’est même pas lui
Quand enfin dans l’ wagon de tête
J’ m’échoue sur la banquette
J’ai le malheur de fermer l’œil
J’me r’trouve à Argenteuil

Je déteste le métro
Ça sent le vieux mégot
Ça sent la sueur
Et l’haleine de poivrot
Je déteste le métro
Je déteste le métro
Ça m’ met les nerfs
Les nerfs à fleur de peau

Je déteste le métro
Ça sent le vieux zoo
Ça sent l’vomi
Et la pisse de clodo
Je déteste le métro
Je déteste le métro
Une demi-heure
Et je deviens claustro

Je déteste le métro
Quand c’est pas les travaux
Ce sont les grèves
Ou les sorties d’boulot
Je déteste le métro
Il ferme toujours trop tôt
Passé minuit
T’es bonne pour un taxi

Je déteste les taxis…

 
 


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