Paroles officielles de la chanson «Soussa» : Empati

Compositeurs : Jean Sully Ledermann
Chanteurs : Empati
Auteurs : Olivier Geai
Éditeurs : Lalouline Editions
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Paroles officielles de la chanson "Soussa"

Je suis cet adolescent de 17 ans, c’est inquiétant.
Je viens de loin et crois moi sur mes terres rien n’est mondain.
Dans mon pays le sierra léone, j’ai eu la chance de voir ma mère ce battre pour moi comme une lionne.
Ne croyez pas que je suis venu en france, avec des idées pleins la tete à outrance.
A dire vrai, j’ai tout quitté, car ma vie là-bas n’aurait pas pu etre préservé.
Ca me fait doucement marrer de constater, que l’image de ma nation,
Ce résume pour certains à scorcese et blue diamond.
Là-bas c’est bien pire que cela....
Ton Di Caprio, on te l’échange contre un vulgaire Euro.
Je ne cherche pas la charité, je voudrais juste qu’on puisse m’aider, afin de ne plus jamais me sentir abandonner.
J’ai peur que votre pays, ne soit plus celui des droits de l’homme,
Car comme certains dans ma situation, je cours le risque d’etre un jour une victime de vos chasse à l’homme.
Pour l’instant protégé car mineur, et cela, ça arrange bien ma peur.
Dans votre pays je ne comprend pas, pourquoi majorité rime si salement avec insécurité.
Avoir 18 ans ici, c’est inquiétant.
Vous dites que les loies ce durcissent ? mais pour moi c’est bien plus que cela, elles me pourrissent.
J’ai compris que vous faisiez tout pour me trouver une solution, mais que malheureusement,
On ne dégottait pas cela comme une lotion pour les boutons.
Si mon avenir est la rue, je te répondrais que je ne part pas vaincu.
Pour l’instant je vous est offert ma confiance, en y otant toute ma méfiance,
Je sais que vous m’aimez, c’est ce qui m’empeche d’ailleurs de déserter votre foyer.
Pour etre franc, si je devais vous quitter, je ne saurais meme pas ou aller.
Chaque jour qui passe me fait pleurer, car je vois mon futur, sous mes pieds se dérober.
Papa, maman, de tout la-haut, si vous m’observez, sachez qu’ici bas dans ce pays, je fais parti des mal classés.
Mon coeur s’inonde à l’idée que ma situation ne soit jamais pérénisé, pour le simple fait qu’ici bas, on m’apelle le «sans papiers».

 
 


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