Paroles officielles de la chanson «Bienvenue En Banlieue» : Empati

Compositeurs : Jean Sully Ledermann
Chanteurs : Empati
Auteurs : Olivier Geai
Éditeurs : Lalouline Editions
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Paroles officielles de la chanson "Bienvenue En Banlieue"

La tendance qui prédomine au sujet des cités, est une de celles qui attire la pitié, l’ignorance.
Alors que les voitures ont brulés il y a peu, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de provoquer pour apaiser.
A ce jour, il est clair que le malaise est bien installé, qu’il manque malheureusement peu avant que tout ne recommence à s’embraser.
L’incompréhension délicate, d’un sujet devenu cheval de bataille, pour tout politicien en mal de reconnaissance, qui préfèrerait largement qu’on l’encense.
L’objectivité d’un homme politique sur un tel sujet, ne devrait pourtant pas ce perdre dans une conquête électorale tellement fumante, qu’on pourrait la comparer à une étable.
Elle ne devrait pas non plus ce noyer, dans un chagrin de paroles malveillantes, à l’encontre d’une population, à l’écoute de ceux, qui la décrivent comme encombrante.
De fil en aiguille, les gens ont de plus en plus peur, cette peur gangrène et fout des hauts le coeur.
L’insécurité n’a pourtant pas augmenté ces dernières années, pourtant, et c’est une certitude, elle a atteint un niveau maximum dans la tête de chacun des citoyens.
Comment en sommes nous arrivés là ?
Pourquoi la banlieue est elle autant stigmatisé ?
Au point que certains n’osent même plus y mettre les pieds.
Il serait irrespectueux de dire, que l’insécurité n’existe pas.
De même, il serait malsain que de nier certains actes illicites, qui font malheureusement des victimes morales et physiques.
Pourtant, quand on voit ce qui ce passe dans ces quartiers, quand on discute avec ceux qui sont mal logés, on devraient tous se mettre de leur coté, et afficher ce qu’on appelait avant, la solidarité.
La banderole de ce pays affiche fièrement «liberté, égalité, et fraternité».
Alors pourquoi n’aurions nous pas tous autant à bouffer ?
Le rôle de chacun de nos politiciens, devrait être de nous rassembler au lieu de nous séparer, pour qu’enfin dans nos cités, les gens qui y habitent ne soient plus considérés comme de simples mal aimés.
Messieurs, mesdames, mesdemoiselles,
Bienvenue en banlieue.

 
 


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