Paroles officielles de la chanson «Nocturnes (Les)» : Georgette Plana

Compositeurs : Gaston Gabaroche
Chanteurs : Georgette Plana
Auteurs : Charles Cluny, Le Peltier Raoul
Éditeurs : Beuscher Arpege
Albums :

Paroles officielles de la chanson "Nocturnes (Les)"

LES NOCTURNES

1.
A Paris la grand ville
Des ombres vont, la nuit,
Qui se faufilent
Le long des murs sans bruit
Là, sous la lanterne aux feux rouges
Faisant les cent pas
Les brav's agents surveill'nt les bouges
Dans l'service on n'blagu' pas
D'autres sous leur capuchon
Par deux, dans la nuit, s'en vont.

REFRAIN

Ce sont les nocturnes
Les papillons de nuit
Qui veillent pour qu'on n'fass' pas d'bruit
Quand l'bourgeois roupill' dans saturne
S'ils sont taciturnes
Sous les plis d'leur manteau
C'est qu'ils risquent souvent leur peau
Les nocturnes !

2.
Des fétards en ribotte
Rigolant d'un biffin
Qui, sous sa hotte
S'en va l'crochet en main
Le biffin d'un air philosophe
S'éloigne et... s'en fout...
Car i's craign'nt pas les catastrophes
Tous les ceuss's qu'à pas l'sou
Fétard, ne rigol' donc pas,
Tu n'sais pas c'que tu d'viendras !

REFRAIN

Ce sont les nocturnes
Les papillons de nuit
Un métier qu'au jour d'aujourd'hui
On en crèv' de faire dans saturne
Ils pens'nt taciturne !
D'vant les trous d'leurs ribouis
Qu'tout l'monde l' peut pas êtr' verni
Les nocturnes !

3.
Le long des sombres berges
Où de pâles falots
Semblent des cierges
Reflétés par les flots
Des ombres s'en vont, tête basse
Si lass's de souffrir
Qui, vers l'eau profonde qui passe
Ell's viennent en finir
Quand on est trop las d'lutter
Un soir, on n'a qu'à sauter !

REFRAIN

Ce sont les nocturnes
Les papillons de nuit
Recélant les bonheurs détruits
Leurs coeurs sont de funèbres urnes
Ils vont, taciturnes
Là-bas, vers les flots noirs
Où sombrent les grands désespoirs,
Les nocturnes !

4.
Devant la porte sombre
De la vieille prison
Des gens, dans l'ombre
Descendent d'un fourgon
Soudain la sinistre machine
Se dress' dans la nuit...
Deibler monte sa guillotine
Lent'ment, sûr'ment, sans bruit
Dans un silence profond
La foule observ' ce qu'ils font

REFRAIN

Ce sont les nocturnes
Les papillons de nuit
Sous le couteau d'acier qui luit
Ils pouss'nt une ombre taciturne
Un' tête, dans l'urne,
Tomb' bientôt, sans un cri
Ils opèrent sans fair' de bruit
Les nocturnes !

 
 


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