Paroles officielles de la chanson «Balance Automatique» : Polin

Chanteurs : Polin
Compositeurs : Lucien Delormel
Auteurs : Lucien Delormel
Éditeurs : Editions Fortin
Albums :

Paroles officielles de la chanson "Balance Automatique"

1. Avec mon caporal Bidoche
J'flânais à la foir' de Saint-Cloud
Comm' Bayard : sans peur et sans r'proche,
Lorsque voilà que tout à coup
Il me vient l'idé' magnifique
Pour voir mon poids de m'peser sur
Une balance automatique
Qu'était dressé' le long du mur.

2. Je gliss' deux sous dans la p'tit' fente
Je grimpe sur l'petit plateau
Et je vois l'aiguille qui s'plante
Sur quatre-vingt-quatorz' kilos
Je m'croyais pas si lourd … c'est drôle
Bidoch' me dit : c'est ton schako,
T'as tort de l'garder sur ta fiole
C'est ça qu'il augmente les kilos.

3. Tiens, c'est vrai, faut-y que j'sois bête
Moi qui n'm'en apercevais pas
J'ôt' mon schako de d'ssus ma tête
Et je le mets dessous mon bras
Je r'gliss' deux sous dans la p'tit' fente
Je regrimp' sur l'petit plateau
Quand je vois l'aiguill' qui se r'plante
Sur quatre-vingt-quatorz' kilos.

4. - Ah ! ben que j'dis, elle est mauvaise
Mais Bidoche il m'dit mon pauvr' gros,
C'est sur'ment ta chaussur' qui pèse
Il faut r'tirer tes godillots.
- Tiens, c'est vrai faut-y que j'sois boche
Je r'tir' ma pair' de rigodons
Et je les fourre dans ma poche
Par derrièr' sous mon ceinturon.

5. Je r'gliss' deux sous dans la p'tit' fente
Je regrimp' sur l'petit plateau
Mais je vois l'aiguill' qui s'replante
Sur quatre-vingt-quatorz' kilos.
- Ça, que j'dis, c'est-z-hyperbolique
Mais Bidoche il m'dit, mon cochon
Faudrait qu'tu r'tir's ta tunique
Ton sabre et puis ton pantalon.

6. Je r'tir' tout ça mais qué déveine !
Voilà qu'à deux pas devant moi
Je vois soudain mon capitaine
Qui me fixait avec émoi.
Puis il m'crie en r'gardant mes quilles
- Quéqu' vous fichez espèc' d'idiot
À fair' le géni' d'la Bastille
En ch'mise au milieu de c'plateau ?

7. J'y dis, j'ai mis dans la p'tit' fente
Alors mon cap'tain' …, v'là c'que c'est
- C'est bon qu'i fait d'un' voix tonnante
Vous m'f'rez huit jours … Allez rompez !
Ah ! potence ! en v'là une affaire …
Quand on m'y r'pinc'ra sur l'plateau
Sacré fourbi de mon derrière
Tu verras mon vieux s'i f'ra chaud !

 
 


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