Paroles officielles de la chanson «Tu Finiras Sur Les Planches» : Georgel

Compositeurs : Rene De Buxeuil
Chanteurs : Georgel
Auteurs : Decaye
Éditeurs : Editions Fortin
Albums :

Paroles officielles de la chanson "Tu Finiras Sur Les Planches"

On ne connaissait qu’lui dans tous les ateliers,
C’était l’meilleur chanteur des apprentis d’Bell’ville
Quand un’ chanson d’concert trainaillait par la ville
C’était toujours le môm’ qui la savait l’premier.
Les refrains populair’s de tous nos chansonniers
Il les achetait tous, il en bourrait ses poches,
Puis venu le Dimanche avec les autr’s gavroches
Au concert du quartier, fallait l’voir cavaler.
En son cœur ingénu des désirs fous montaient
Et les feux de la ramp’ l’attiraient, le brûlaient

R : Toi, tu finiras sur les planches,
Cabotin, cabotin
Ca t’ira bien !
Lui répétaient chaque Dimanche
En sortant du concert, tous ses copains.
Tu chantes si bien la romance
Qu’un beau jour tu plaqueras l’boulot !
Vas-y vieux, t’en fais pas, bonne chance !
Les planches ! Les planches !
T’as ça dans la peau !

Et comme l'atelier prenait de jour en jour
Dans le cœur du gamin un aspect de tristesse,
Que ce mot "Cabotin" le poursuivait sans cesse,
II quitta, sans regrets, ses parents pour toujours.
II chanta n'importe où, dans les beuglants d’quartier
Mais dam'...les débutants, on n’les écoute guère...
Dans son rêve étoilé il oubliait, sa mère,
Qui, cachée dans un coin, parfois v'nait l’écouter.
Un soir, n'y tenant plus, dehors, elle attendit,
L'attirant doucement, ell' lui dit "Mon petit...

R : Toi tu finirais sur les planches,
Cabotin, cabotin,
Mon pauvr ' gamin
En habit noir, cravate blanche,
Y en a tant comme toi qui crèv'nt de faim.
Viens, refaisons notre existence
Près du pèr' tous trois ce s'ra si beau
Tu dis oui ! Tu reviens! Quelle chance !
Les planches
Les planches
N'auront pas ta peau !

Ainsi l’enfant prodigu' s'en revint au bercail,
Son pèr' lui dit alors : Veux-tu tenter la chance
D’monter un atelier, nous trouv'rons les avances.
Le gosse ayant dit oui, ils se mir’nt au travail.
Mais, hélas! dans son cœur la blessure était là,
Ell' se rouvrit bientôt encor plus douloureuse.
Reprenant comme un fou sa course aventureuse
Vers l'Irréalité un soir il retourna.
Aux siens il écrivit : Vous ne m'en voudrez plus
Le jour où vous verrez que seul, Dieu la voulu !

R : Moi, je finirai sur les planches
Cabotin, cabotin,
N'me plaignez point,
Car le Théâtre a ses revanches
Il grandit tout's nos joies, tous nos chagrins,
A l’heur’ de l'ultime romance
Quand tomb'ra pour toujours le rideau
Je voudrais qu'on me crie : Recommence !
Mes planches
Mes planches
J'vous laisserai ma peau !

 
 


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