Paroles officielles de la chanson «L'aeroport» : Anatole Peterson

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Paroles officielles de la chanson "L'aeroport"

Bruit d'avion extérieur puis intérieur. « Ding... Mesdames messieurs veuillez attacher vos ceintures, nous commençons notre descente vers San Balajo... Senioras, seniores, volé tatcharé las cinturas, comicianos la descentina verso San Balajo... Kalniko, Kalnoki, perdeke nasta kintura, martenkalimero krasta le deskentoko berke San Balajo. Dong. »
Bruit du tourniquet à bagage. Bruit de pas dans la salle de l'aéroport. Voix suave dans les hauts parleurs : « Aéroport de San Balajo, récupération des bagages. Nous vous rappelons que les instruments de musique, appareils de musique et partitions de musique sont absolument interdits sur l'île de San Balajo... Aroportio di san Balajo, racapuraçiones del bagarès, rapelanos que las instrumentas musicos, aparayos musicos, partoches musicas, sunti forbidennas totalmente sor la isola San Balajo... Arkoporte San Balajo, rakaputu barkatz, kalimeri barkatz, rastapuki stromentijos mouzik, bartok mouzik, krapatok mouzzik, Stapok Stapok Stapok San Balajo »
ANATOLE {chuchotement): Lola, tu dors ?
Silence.
ANATOLE : Eh, Lola ! T'es là ?
LOLA {se réveille): Ouahh, qu'est-ce qu'il fait noir... Et la châââleur... Tu prends toute la place.
ANATOLE : On est arrivés, je crois. Mais pourquoi, il vient pas nous chercher ?
LOLA : Je t'avais dit que c'était pas une bonne idée... de se cacher dans la valise de ton père. J'ai le pied rentré dans la trompette et j'ai mal au coeur.
ANATOLE : Chut... Ca bouge plus. Le tapis s'est arrêté. On va tenter une sortie.
Ouverture de la valise. Le bruit de l'aéroport s'amplifie brusquement. On entend des bruits de pas. Nouvelles annonces sur l'interdiction de la musique.

LOLA : Ben, pour le paradis de la musique, c'est pas vraiment l'ambiance guinguette... Ca donne pas envie de danser la Java. On rigole plus dans un commissariat...
ANATOLE : Je comprends pas Lola... II y a quelque chose qui va pas. Où est passé mon pere ?
LOLA : T'inquiète pas, c'est bien le vieux Bobby... Il oublie toujours ses affaires...
ANATOLE : Oui, mais pas sa trompette ! Il oublierait jamais sa trompette. Attends
(Il s'éloigne. Voix plus lointaine) :
Lola ! Viens voir... J'ai trouvé un plan de San Balajo.
Bruit des petits pas de Lola.
LOLA : Un plan ? Qu'est-ce qu'on en a à bouler ? On sait même pas où on va.
ANATOLE : « Toujours à faire danser la vieille ville ? »
LOLA : Moi ? T'es pas fou ? Pourquoi tu me dis ça ? Je fais danser personne...
ANATOLE : C'est mon père qui a dit ces mots au téléphone à son ami Esclaffo. « Toujours à faire danser la vieille ville. Tu te souviens ? Et la vieille ville, c'est là, regarde ! J'emporte juste la trompette enveloppée dans une chemise. En avant. Maestro !
LOLA : Tu parles comme ton père... Attends-moi, Maestro !
PICTOBRUIT : Sirène de Police

 
 


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