Paroles officielles de la chanson «Le Grand Coureur» : Luc Arbogast

Chanson originale : Le Grand Coureur
Compositeurs : Traditionnel
Auteurs : Traditionnel
Éditeurs : Universal Music Publishing, Canal Music Publishing Bv
Chanteurs : Luc Arbogast
Arrangeurs : Luc Arbogast
Adapteurs : Luc Arbogast
Albums :

Paroles officielles de la chanson "Le Grand Coureur"

Le corsaire "le Grand Coureur", est un navire de malheur
Quand il s'en va en croisière pour aller chasser l'Anglais
Le vent, la mer et la guerre tournent contre le Français.

Allons les gars, gai, gai
Allons les gars, gaiement !
Allons les gars, gai, gai
Allons les gars, gaiement !

Il est parti de Lorient, avec belle mer et bon vent
Il cinglait babord amure , naviguant comme un poisson
Un grain tombe sur sa mâture, v'là le corsaire en ponton.

Il nous fallut remâter, et bougrement relinguer
Tandis que l'ouvrage avance, on signale par tribord
Un navire d'apparence, à mantelets de sabords.

C'était un Anglais vraiment, à double rangée de dents
Un marchand de mort subite, mais le Français n'a pas peur
Au lieu de brasser en fuite, nous le rangeons à l'honneur.

Les boulets pleuvent sur nous, nous lui rendons coup pour coup,
Pendant que la barbe en fume à nos braves matelots
Dans un gros bouchon de brume, il nous échappe aussitôt.

Nos prises au bout de six mois ont pu se monter à trois,
Un navire plein de patates, plus qu'à moitié chaviré
Un deuxième de savates, et le dernier de fumier.

Pour nous refaire des combats, nous avions à nos repas
Des gourganes et du lard rance, du vinaigre au lieu du vin,
Du biscuit pourri d'avance et du camphre le matin.

Pour finir ce triste sort, nous venons périr au port
Dans cette affreuse misère quand chacun s'est vu perdu
Chacun selon sa manière s'est sauvé comme il a pu.

Le cap'taine et son second s'sont sauvés sur un canon
Le grand maître sur la grande ancre, le commis dans son bidon
Ah le sacré vilain cancre, le voleur de rations.

Il eut fallu voir le coq, et sa cuiserie et son croc
Il s'est mis dans la chaudière, comme un vilain pot-au-feu
Il est parti vent arrière, a péri au feu de Dieu .

De notre horrible malheur, seul le calfat est l'auteur
En tombant de la grand-hune, dessous le gaillard d'avant
A r'bondi dans la cambuse, a crevé le bâtiment.

Si l'histoire du Grand coureur a pu vous toucher le coeur
Ayez donc belles manières et payez-nous largement
Du vin, du rack, de la bière, de l'amour aux quatre vents.

 
 


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