La Coccinelle du Net - Traductions de chansons
  La Coccinelle du Net - Explications des paroles de chansons ©2009 - 59528 Chansons - 114833 Membres - 274181 Photos  
 
 connectés connectés
#ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ
 

Explication de la chanson Regrets (feat. Jean-Louis Murat) de Mylène Farmer


Annonceurs : votre publicité ici !

Chanson - Regrets (feat. Jean-Louis Murat)

Les sonneries de téléphone - Sonnerie MP3 - Sonnerie Poly
Le clip vidéo de la chanson
Ecouter la musique de cette chanson
Note :  [10.00]  (0 vote) (Note des membres)
Corriger les informations de cette chanson (Membres uniquement)
Dédicacer à un(e) ami(e)
 
Nouveau! Télécharger le MP3 sur Amazon MP3 ou sur Fnac MP3 Nouveau!

Artiste/Groupe - Mylène Farmer


Plus de photos !
Toutes les chansons de Mylène Farmer

Les sonneries de téléphone - Sonnerie MP3 - Sonnerie Poly
Les concerts de Mylène Farmer

Album - L'Autre (1991)

Clique pour agrandir l'image Toutes les chansons de l'album L'Autre (1991)

Extrait audio : non disponible (Plus d'extraits ?)
A découvrir sur :
Fnac.com - Amazon.fr - PriceMinister (CD et DVD à moins 50%)

Paroles, traduction et explication de la chanson

Regrets (feat. Jean-Louis Murat)

Clip Vidéo via Jukebo

Voir tous les Clips Mylène Farmer


Afficher/masquer les paroles - Afficher/masquer la traduction - Afficher/masquer l'explication       

Les paroles des chansons ne sont plus diffusées, suite à de nombreuses demandes des maisons d'édition.
 
Regrets (feat. Jean-Louis Murat) (Regrets)
 
A ma connaissance, c'est le tout premier duo en studio (ou duo tout court ? ) de Mylene.
Alliée à la voix grave du très contesté Jean-Louis Murat, dont la carrière a vraiment commencé à partir de ce duo, elle nous parle d'une relation ambiguë où se mêlent différents thèmes qui lui sont chers.
 
La chanteuse décrit un univers très loin de celui que nous connaissons, où tout est immortel : "Loin très loin du monde où rien ne meurt jamais". Elle y est allée ("J'ai fait ce long ce doux voyage") mais on apprend juste après qu'elle ne s'y est pas rendue seule : "Nos âmes se confondent aux neiges éternelles". Le pronom possessif "nos" signale bien un couple. Sachant que dans cet univers, "rien ne meurt jamais", les "neiges éternelles" dont elle parle renvoient à cette caractéristique (elles ne meurent pas). Donc les deux amants, lorsqu'ils se "mêlent" à ces neiges, décident de demeurer dans cet univers lointain et immortel : l'Amour. Ce dernier "cachait son vrai visage", c'est-à-dire qu'il était si loin qu'elle ne pouvait le voir (et c'est en s'y rendant qu'elle a pu le découvrir, avec celui qu'elle aime).
 
Jean-Louis Murat répond alors par une invitation à la sensualité : "Viens ne sois plus sage". Pourquoi cette invitation ? Parce qu'il sait la "menace des amours mortes", autrement dit : la passion qui s'éteint de n'avoir pas assez rallumé le flambeau. Mais Mylene n'est pas d'accord : elle veut rester dans l'enfance, pure et innocente (comme la neige ? ). En effet la neige symbolise ici la pureté de l'enfance, et de l'amour que partagent les enfants : "Gardons l'innocence et l'insouciance". Les "jeux d'antan" rappellent ce côté passé, lointain, de l'enfance, qu'elle veut préserver.
 
Dans le refrain, Mylene continue sur sa lancée :
 
"N'aie pas de regret" : L'enfance est achevée, mais elle n'en a pas de regrets puisque d'une certaine manière elle y est restée...
"Fais moi confiance, et pense / A tous les no way" : "No way" en anglais peut signifier "Pas question" (réponse des parents à leurs enfants ? Ceux de la jeune femme auraient donc voulu séparer les deux amoureux ? ) ou encore "Impossible", ce qui peut être interprété comme une autre réponse de Mylène à JL Murat : "Impossible pour moi de consommer notre amour d'enfants. "
"L'indifférence des sens" : Cela renforce la réponse de Mylene. En effet, à trop vouloir consommer leur amour sexuellement, ils perdraient toute la magie de leurs sentiments, et sombreraient dans l'indifférence totale l'un pour l'autre.
"N'aie pas de regret" : A nouveau, elle insiste sur son souhait de rester enfant.
"Fais la promesse, tu sais que / L'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer" : On peut imaginer la "promesse" comme une promesse d'enfants qui s'aiment (comme dans les jolies histoires) ? L'hiver et l'automne sont deux saisons dans la continuité l'une de l'autre. Par ailleurs, l'hiver, en début d'année, et l'automne, en fin d'année, peuvent représenter le début et la fin d'une vie. L'enfance et la vieillesse (ou l'âge adulte), qui n'ont pu "s'aimer". Ceci renforce davantage la position de Mylene : on ne mélange pas les sentiments innocents d'enfants avec la passion (sexuelle ? ) des adultes. Par ailleurs, l'hiver est une saison de neige, ce qui peut sembler être un renvoi aux premier couplet, les "neiges éternelles". Si l'hiver (donc la saison de l'amour pur selon Mylene... bah oui elle fait toujours tout à l'envers ! ), si l'hiver, disais-je, ne peut aimer une saison aussi pluvieuse et tempétueuse que l'automne (= le sexe) c'est parce que ce sont deux univers/saisons bien trop distinctes et opposées.
 
JL Murat réplique à cela en s'enivrant pour calmer sa douleur d'être repoussé : "Debout la tête ivre de rêves suspendus". Les rêves suspendus sont pour lui les espoirs de conquête sexuelle qu'il espérait. "Je bois à nos amours infirmes". Selon lui, cet amour innocent et insouciant ne peut pas aboutir, comme un embryon qui n'a pas achevé sa croissance, et qui est, de ce fait, handicapé (= infirme).
 
Mylene est de plus en plus réticente : "Au vent que je devine, nos lèvres éperdues s'offrent des noces clandestines". Belle métaphore (doublée) pour parler d'un baiser volé.
Le "vent" est synonyme de liberté. JL prend donc des libertés avec elle, elle le devine, mais se laisse faire (elle n'a pas le choix puisque c'est un baiser volé). Comment savons-nous qu'il est volé ? Les lèvres éperdues s'offrent des "Noces clandestines". La clandestinité est quelque chose d'illicite, d'interdit, c'est une violation de territoire ou d'intégrité physique/morale/de liberté. JL a donc franchi le seuil du territoire Mylenien (le veinard ! ) et s'est emparé d'un baiser "éperdu". Ce mot est significatif d'un réel désespoir. JL n'en peut plus de contenir son désir.
 
Par une autre métaphore, Mylene lui défend de pénétrer en elle : "N'ouvre pas la porte". La porte représente possiblement son sexe ou son hymen (car, si elle désire rester pure comme une enfant, elle n'a sans doute jamais consommé l'amour et a toujours son hymen). Elle affirme que consommer l'acte sexuel est un "piège", qu'il engendre les "remords" et l' "anathème" (=excommunication religieuse, blâme public, qui se fait pour les hérétiques). Le côté religieux signifie-t-il que Mylene (dans cette chanson) est contre le sexe avant le mariage, sous peine d'être excommuniée ?
Sans doute, puisque "Agnus Dei" fait référence à l'hérésie. Elle aurait donc succombé à ses désirs et ceux de JL ?
 
Ce dernier dit "Je me fous des saisons". C'est un clin d'oeil au refrain, sur lequel je me suis penché plus tôt. Pour lui, l'hiver et l'automne, leur opposition (neige-pureté/tempête-sexualité) et leur incompatibilité sont des détails de second ordre, il s'en moque et tient vraiment à consommer Mylene.
C'est précisément ce qu'il fait en la menant au 7e Ciel (l'orgasme) :
 
"Viens je t'emmène là où dorment ceux qui s'aiment".
 
[Mylène]
Loin très loin du monde
Où rien ne meurt jamais
J'ai fait ce long,
Ce doux voyage,
Nos âmes se confondent
Aux neiges éternelles
L'amour cachait
Son vrai visage
 
[Jean-Louis Murat]
Oh viens, ne sois plus sage
Après tout qu'importe
Je sais la menace
Des amours mortes
 
[Mylène]
Gardons l'innocence
Et l'insouciance
De nos jeux d'antan, troublants.
 
[Refrain]
N'aie pas de regret
Fais moi confiance, et pense
A tous les no way
L'indifférence des sens
N'aie pas de regret
Fais la promesse, tu sais que
L'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer
 
[Jean-Louis Murat]
Debout la tête ivre
De rêves suspendus
Je bois à nos amours
Infirmes
 
[Mylène]
Au vent que je devine
Nos lèvres éperdues
S'offrent des noces
Clandestines
N'ouvre pas la porte
Tu sais le piège
De tous les remords
De l'anathème
 
[Jean-Louis Murat]
Je me fous des saisons
Viens je t'emmène
Là, où dorment ceux qui s'aiment.
 
[Refrain]

Réalisée par : ERw@N L@NFoRd
Vue 33 fois au cours des 7 derniers jours
Mise en ligne le mercredi 23 janvier 2008
Corriger cette explication de texte (Membres uniquement)

Note aux éditeurs, auteurs ou ayant-droits : les consignes de rédaction de ces explications sont en total accord avec le droit d'auteur. Cependant, il peut arriver qu'un membre dépasse les consignes et par conséquent la loi française. Dans ce cas, merci de m'en avertir par mail, je pourrais ainsi corriger simplement le texte. Sachez que tout est mis en oeuvre pour suivre le travail des membres, mais que cela n'empêche pas quelques écarts. Le but étant de donner les clés de chaque texte, permettant à chaque visiteur de comprendre l'essence de la chanson.

Remarques

Débats de société avec Haut Débat

Remarques 1 à 4 sur 4 - Pages : 1 - Ajoute ta remarque
Little_moni lundi 5 octobre 2009 - 15h51 - il y a 63 jours Intérêt de cette remarque : 0 (augmenter/baisser) - Editer/Supprimer
L'une de mes préférées de L'Autre ...
Magnifique ! Et superbe explication clindoeil
Nidhogg mardi 5 mai 2009 - 1h49 - il y a 217 jours Intérêt de cette remarque : 0 (augmenter/baisser) - Editer/Supprimer
  ce n'est pas tout a fait le premier duo de mylene elle a fait quelques années avant cette chanson un duo avec guy Beart : Frantz pour je ne sais plus quel emission de tv
ERw@N L@NFoRd dimanche 2 mars 2008 - 13h28 - il y a 645 jours Intérêt de cette remarque : 0 (augmenter/baisser) - Editer/Supprimer
merci beaucoup sourire
x-rock.metal-x jeudi 21 février 2008 - 14h37 - il y a 655 jours Intérêt de cette remarque : 0 (augmenter/baisser) - Editer/Supprimer
L'une des meilleures explications de ce site.
Aucun commentaire? Mais pourtant c'est.. magnifique!!!

vidéos humour vidéo drole musique paroles de chansons traductions de chansons