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Paroles de la chanson «Broadway Melody Of 1974» (avec traduction) par Genesis

The Lamb Lies Down On Broadway (1974)
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Chanteurs : Genesis
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Paroles et traduction de «Broadway Melody Of 1974»

Broadway Melody Of 1974 (Mélodie De Broadway En 1974)

Echoes of the Broadway Everglades,
Les échos du "parc naturel" de Broadway (1)
With her mythical madonnas still walking in their shades ;
Avec ses madonnes mythiques marchant toujours dans leur ombre
Lenny Bruce, declares a truce and plays his other hand.
Lenny Bruce (2) déclare une trêve et abat un autre de ses jeux
Marshall McLuhan, casual viewin', head buried in the sand.
Marshall McLuhan, occasionnel introspecteur, la tête dans le sable, (3)
Sirens on the rooftops wailing, but there's no ship sailing.
Sirènes pleurnichant sur les toits, mais aucun bateau ne navigue
Groucho, with his movies trailing, stands alone with his punchline failing.
Groucho, traînant avec ses films, reste seul avec son mot de la fin qui sombre
Ku Klux Klan serve hot soul food and the band plays "In the Mood"
Le Ku Klux Klan sert de la nourriture spirituelle chaude et le groupe joue "In the Mood" (4)
The cheerleader waves her cyanide wand, there's a smell of peach blossom and bitter almond.
La pom-pom girl agite sa baguette magique de cyanure, il y a une odeur de fleur de pêche et d'amande amère
Caryl Chessman sniffs the air and leads the parade,
Caryl Chessman renifle l'air et conduit le défilé (5)
He knows in a scent, you can bottle all you made.
Il pressent que vous pouvez mettre en bouteille tout ce que vous avez fait.
There's Howard Hughes in blue suede shoes, smiling at the majorettes smoking Winston cigarettes.
Voici Howard Hugues dans des chaussures en daim bleu, souriant aux majorettes fumant des cigarettes Winston (6)
And as the song and dance begins, the children play at home with needles ; needles and pins.
Et tandis que chants et danses commencent, les enfants jouent à la maison avec des aiguilles, des aiguilles et des punaises (7)

(1) probablement une référence au parc naturel des Everglades

________
(2) Lenny Bruce : le corrosif et contestataire auteur de one-man-show des années cinquante voulait dire la fausseté du rêve américain. En son temps, dans une Amérique déjà puritaine, il fit grand bruit. Né en 1921, Lenny Bruce débuta sa carrière par des shows plutôt légers, dans la veine d'un Benny Hill, avant de ressentir cette vocation criante, stimulée par la force de son humour corrosif : mettre à l'index nombre de mensonges de l'Histoire et d'inégalités sévissant dans l'Amérique des années cinquante. Percer à jour le rêve américain, en déjouer la mélodie sucrée, écoeurante. " Il faisait cela en précurseur, et donc, comme souvent, précise Manuel Pratt qui l'interprète, "en victime". Vers la fin de sa vie surtout, à laquelle il mit fin à quarante-trois ans, le comique se retrouvait souvent coffré juste après ses shows. Mais les procès à répétition, les dettes faramineuses qui en découlèrent, les menaces, la maladie enfin, tout cela dut s'acharner pour le faire taire. "

Cf. http : //www. humanite. presse. fr/journal/2004-07-14/2004-07-14-397272

(3) Sociologue canadien, Herbert Marshall McLuhan s'intéresse aux techniques modernes de diffusion et à leur incidence sur la société. Figure médiatique des années 1960 et 1970, il acquiert une renommée internationale pour ses travaux sur la communication de masse. Son analyse des médias, révolutionnaire pour l'époque, fait de lui l'un des grands penseurs du XXe siècle.

(4) Glenn Miller avait révolutionné le jazz en lui apportant un nouveau son, le swing. Il restera immortel grâce à deux de ses plus grands succès : "In the Mood" et "Moonlight Serenade".

(5) Caryl Chessman a été gazé dans la chambre d'exécution de Saint Quentin, Californie, le 2 mai 1960. Un extrait de son livre "A travers les barreaux"(1955) appuie le texte : " Vous mourez seul, mais on vous regarde mourir. Une mort rituelle, laide et dépourvue de signification. Ils vous font entrer dans la chambre aux huit murs verts et vous garrottent sur l'une de ses chaises métalliques à dossier droit. Puis ils s'en vont, en scellant la porte derrière eux. Déclenché, le gaz mortel monte en spirales avides de trouver vos poumons. Vous aspirez les exhalations incolores et fatales. L'univers se désintègre sans bruit. C'est seulement pendant un instant affreux que vous planez en liberté : une vague noire, épaisse et sans appel, a tôt fait de vous engouffrer. Ensuite... Quoi ? ". Source : Pocket

(6) Elvis Presley : blue suede shoes...

(7) en anglais : "I have pins and needles... " = expression comme "j'ai des fourmis dans... "

 
Publié par 5373 5 2 2 le 14 décembre 2004, 23:12.
 

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