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Paroles de la chanson «Germaine» (avec traduction) par La Rue Ketanou

A Contresens (2009)
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Chanteurs : La Rue Ketanou
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Paroles et traduction de «Germaine»

Germaine

La chanson parle d'une femme, Germaine, qui, dit-on, a changé son nom de famille. On comprend tout au long de la chanson que cette Germaine a en fait divorcé, et que par là, c'est comme si elle naissait à nouveau. "C'est une seconde jeunesse", car elle retourne à un stade antérieur, un stade où elle ne s'était pas encore enchaînée à un mari, un nom, une vie. Ils encourage cette fille, car ce geste n'est pas facile à faire, et il y en a beaucoup qui ne peuvent, ne savent pas le faire ; et restent ainsi enchaînées.

Elle s'appelle toujours Germaine,
Mais là y'a quelqu'chose qu'à changé,
Son nom d'famille n'est plus le même.

Elle nous à dit "ça y'est c'est la quille,
Tout va bien, les jeux ne sont pas faits,
Je reprends mon nom de jeune fille. "

"C'est la quille", comme pour dire que ça y est, elle a fini son devoir, elle prend sa permission, elle va pouvoir vivre pour elle même. Elle reprend son nom de jeune fille en divorçant. Tout va bien, tout n'est pas réglé, sa vie n'est pas encore écrite.

C'est une seconde jeunesse,
Et rien que pour la beauté de son geste,
Nous on voudrait, l'encourager.
Vas-y, vas,
Vas-y, vois comme la vie est belle,
Il suffisait de regarder.

De regarder au fond de soi-même,
Regarder et se réconcilier,
Avec d'anciennes chimères.

Qui avait fuit la chasse aux sorcières,
De la bonne société,
Et maintenant Germaine ne laisse plus faire.

Voila d'où il fallait tirer la force pour faire ça. Combattre cette tradition du mariage qui enchaîne à l'autre, en empêchant le divorce, en posant sur le lien un poids immense qui rend plus difficile la libération ultérieure. Elle s'est réconciliée avec ses propres désirs, et elle ne laisse plus faire ceux de la bonne société.

C'est une seconde jeunesse,
Et rien que pour la beauté de son geste,
Nous on voudrait, l'encourager.
Vas-y, vas,
Vas-y, vois comme la vie est belle,
Il suffisait d'y penser.

Tu as été une bonne mère,
Une bonne épouse, une bonne employée
Et surtout une bonne à tout faire.

Tu nous rappelles un peu nos grands-mères,
Un peu nos mères et puis qui tu sais,
Alors t'as fait ce qu'il fallait.

Le "qui tu sais" reste un mystère, mais cette partie montre bien ce que lui a amené le mariage ; une vie d'épouse soumise à un devoir de ménagère, ou à un travail, une vie réglée, aux ordres de ceux qui en constituaient la trame.

C'est une seconde jeunesse,
Et rien que pour la beauté de ton geste,
Nous on voudrait, t'encourager.
Vas-y, vas,
Vas-y, vois comme la vie est belle,
Il suffisait d'oser.

Padadam (…)

Tu t'appelles toujours Germaine,
Mais là y'a quelqu'chose qu'à changé.
Ton nom de famille n'est plus le même.

On te redit "mademoiselle",
Toi tu l'appelles René.
Rendez-vous au 7ème ciel.

C'est une seconde jeunesse,
Et rien que pour la beauté de leurs gestes,
Nous on voudrait, les encourager.
Vas-y, vas,
Vas-y, vois comme la vie est belle,
Il suffisait de l'embrasser.

 
Publié par 6175 5 3 2 le 7 décembre 2009, 00:09.
 

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