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Pour des cœurs arrachés sur une lance sanguine
Et des fleurs déhanchées au nerfs de guillotines
Des yeux fixant l’abîme au travers des brasiers
Et des ruines sublimes étendues à nos pieds
Les sirènes du port de la mélancolie
Amie nuit
Le temps coule ici, comme l’eau de pluie
À minuit
Le velours abrasif et le soupir des lions
Le silence adhésif sous nos bouches à questions
Crépuscule à la source à boire un soleil rouge
La robe de la grande ourse va finir andalouse
Et le cœur épuisé d’aimer à la folie
Amie nuit
Le temps coule ici, comme l’eau de pluie
À minuit
Tout s’en va…
Ô les carambolages, ô les calendriers
Et les flèches volages, ô les scaphandriers
On vouvoie les sommets, on tutoie les abysses
Dans l’ombre on ne voit pas que les photos jaunissent
Et le monde commence à partir d’aujourd’hui
Amie nuit
Le temps coule ici, comme l’eau de pluie
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le 27 octobre 2020 à 7h52.
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