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Les petits cailloux blancs des miettes de mon crâne
Picorent les sentiers qui conduisent au loup de ma mauvaise foi.
Sur mes terres domaniales, les coqs parlent aux ânes
Qui égarent les chasseurs d’ogres et de fiers à bras
Le long des fausses-pistes de mon cœur aux abois.
J’ai dû jouer souvent sur la flûte de glace
De la mauvaise foi l’air triste du mensonge
Pour éloigner les rats, les idoles, les songes
Et les grenouilles grises qui dansent des sottises
Sous les jupes d’éponge des femmes éprises.
Les sept nains de la semaine ont pêché des poissons-tenaille
Pour me faire avouer mes défauts
Au tribunal des borgnes et des châteaux de paille – et aux corbeaux
Mais la mauvaise foi protège la canaille des noms d’oiseaux
Et mieux qu’une cote de maille, sauve ma peau.
Dans la pauvre chaumière de ma carcasse
Mon cœur cherche du bois pour que le feu s’esclaffe
À l’âtre toujours froid de ma mauvaise foi.
J’aurai un hérétique et j’aurai un missel – j’espère quelques aveux
Où me chauffer les pieds et me brûler les ailes au nom de Dieu.
Ô ma mauvaise foi, que serais-je sans toi ?
Ma chère mauvaise foi, que serais-je sans toi ?
Les sept femmes du Roi des Ânes ont mangé du poisson-rabot
Pour fêter la fin des semailles des fleurs du doute dans mon dos.
L’an prochain, si le temps se maintient, elles auront éclos :
Je serai l’ombre de moi-même et j’aurai perdu mon magot ;
Ma mauvaise foi bien au sale dans les copeaux de mes entrailles,
Ma mauvaise foi bien au chaud dans la moelle de mes os.
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le 25 septembre 2021 à 8h42.
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