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Je me souviens de tout
Tout me revient dans l' cou
Tous ces mots insensés
Dans de beaux chants de fous
Des poĂštes sans palmes
Lumineux sans tuba
Célestes, si lestes, mes frÚres de joie
Toi, ma vieille blessure de guerre
Qui me relance les soirs d'hiver
Ma fĂȘlure extraordinaire
Qui n' se referme, qui n' veut se taire
Nous n'étions que des mÎmes
En train de jouer, en somme
Dans ces moments, trains de jouets
Des mĂŽmes
Je me souviens de tout
Tout me revient dans l' cou
Tous ces mots insensés
Dans de beaux chants de fous
Des poĂštes sans palmes
Lumineux sans tuba
Célestes, si lestes, mes frÚres de joie
Nous sommes devenus ces morts félins
En manque d'amour
Ces évadés, ces revenants des bonheurs sourds
Ces orphelins d'amour manqué, d'instants trop courts
Sans frein, sans possibilité de demi-tour
Sur nos regrets, sur ce passé, ce vieux vautour
Je me souviens de tout
Tout me revient dans l' cou
Tous ces bonheurs figés
Que le temps ne dénoue
Je me souviens de tout
Tout me revient dans l' cou
Tous ces mots insensés
Dans de beaux chants de fous
Des poĂštes sans palmes
Lumineux sans tuba
Célestes, si lestes, mes frÚres de joie
Célestes, si lestes, mes frÚres de joie
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le 8 janvier 2026 Ă 7h40.
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