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On arrive tout nu, un matin au portique
Parmi tant d'étrangers, on est inconnu
On découvre la vie, tout comme une Amérique
On a soif d'ĂȘtre vieux avant d'avoir vĂ©cu
Et puis on s'aperçoit
Que de partir ça sert à rien
Et puis on s'aperçoit
Que de rester ça sert à rien
Alors on reste, alors on reste,
N'importe oĂč.
On se trouve un matin, on est deux face Ă face
On se trouve un matin, deux dans le mĂȘme lit
On découvre l'amour, on lui cÚde la place
Mais il fait la valise avant qu'on ait compris
Et puis on s'aperçoit
Que d'ĂȘtre Ă deux ça sert Ă rien
Et puis on s'aperçoit
Que d'ĂȘtre seul ça sert Ă rien
Alors on fait, alors on fait
N'importe quoi.
On rencontre un matin quelqu'un qui nous ressemble
Un qui est étranger parmi ces étrangers
On échange des mots et quelques verres ensemble
A ces instants l'on croit que la vie va changer
Et puis on s'aperçoit
Que de parler ça sert à rien
Et puis on s'aperçoit
Que de se taire ça sert à rien
Alors on dit, alors on dit
N'importe quoi.
On se trouve un matin, tout nu devant sa glace
Devant son ombre morte, on est presque étranger
On se retourne un peu, et le passé nous glace
Et l'on s'étonne un peu d'avoir tellement changé
Et puis on s'aperçoit
Que le passé ça sert à rien
Et puis on s'aperçoit
Que l'avenir ça sert à rien
Alors on meurt, alors on meurt
N'importe quand.
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le 6 avril 2026 Ă 6h37.
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