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- O lo lé, ô lo lé, oh ! O lo lé ! O lo lé ! O lam da di, ô la la !
- Oh, hisse et oh !
On débarque en vrac des bateaux la réglisse et le coco,
le girofle de Davao, les bananes de San Pedro.
On décharge en chariots, en billes, en planches,
en plaques, en panneaux, l'okoumé de Bornéo, l 'acajou du Congo.
On débarque en sac sur le dos le café, le cacao,
le riz, le thé de Macao, le souffre de Bilbao.
Tout le jour on se crève la peau,
et quand vient le soir on se brûle les boyaux :
le vin, le rhum coulent à flots dans tous les caboulots.
On gueule, on fume dans les bistrots, on traîne avec les filles à matelots.
Quand vient le matin, sans repos, on reprend les vélos.
On repart sur la Fosse au boulot. On dessoûle dans les entrepôts…
On embarque en canot, au fond des cales, à bord des paquebots,
du vin, du sucre en tonneaux, des gigots, des fayots.
On débarque sur le quai Renaud les veaux, les peaux, les chevaux,
la canne et les noix de coco, les piments de Marajo, le blé, la laine, la chaux,
l'étain, le cuivre de Callao, le fer de Valparaiso, le plomb de Coquimbo.
On décharge en caisses, en cageots, les oranges de Curaçao, la cannelle de Porto Rico, la vanille et l'indigo.
On débarque les cargos, le vin de Porto, le zinc de Vigo, le tabac de Santiago, le charbon de Glasgow.
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Explications données par le groupe :
Bordé d'hôtels du XVIIe et du XVIIIe siècle en partie détruits par les bombardements de septembre 1943, le quai de la Fosse symbolise l'âge d'or du port de Nantes. L'activité portuaire s'est ensuite étendue en aval sur le quai Renaud, avant de se développer vers Saint Nazaire et sur l'île Beaulieu à l'écart du centre ville.
Le refrain est inspiré d'un chant de bergers de Cornouaille.
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le 19 juillet 2026 à 7h07.
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