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Hail victim, raise your voice and curse this mortal chain
Ave victime, élève la voix et maudis cette chaîne mortelle
Lay down your tired albatross, let Heaven hear your strain
Dépose ton fardeau usé, laisse le Ciel entendre ta pression
This unrelenting plague unbound, your agonizing toll
Ce fléau implacable déchaîné, ton bilan agonisant
Like God himself in parallel, delusion takes you hold
Comme Dieu lui-même en parallèle, l'illusion s'empare de toi
Recoil, I see you writhe in distress
Recule, je te vois te tordre de douleur dans la détresse
Hell on Earth, no one ever stood for pain like this
Enfer sur Terre, personne n'a jamais supporté la douleur comme ça
Sing to me your plight unjust
Chante-moi ta situation injuste
Define it for the rest of us
Définis-la pour le reste de nous
No river of your tears
Aucune rivière de tes larmes
No sympathy will find you here
Aucune sympathie ne te trouvera ici
Not one of you bastards has a cross to bear
Aucun de vous, bâtards, n'a une croix à porter
Not one of you bastards has a cross to bear
Aucun de vous, bâtards, n'a une croix à porter
You clench your fist unto the sky to sound your troubled mind
Tu serres le poing au ciel afin de faire résonner ton esprit troublé
Unto the throne of sorrow's scribe, of sacrifice divine
Au trône du scribe du chagrin, du sacrifice divin
Recoil, I see you writhe in distress
Recule, je te vois te tordre de douleur dans la détresse
Hell on Earth, no one ever stood for pain like this
Enfer sur Terre, personne n'a jamais supporté la douleur comme ça
Sing to me your plight unjust
Chante-moi ta situation injuste
Define it for the rest of us
Définis-la pour le reste de nous
No river of your tears
Aucune rivière de tes larmes
No sympathy will find you here
Aucune sympathie ne te trouvera ici
Not one of you bastards has a cross to bear
Aucun de vous, bâtards, n'a une croix à porter
Not one of you bastards has a cross to bear
Aucun de vous, bâtards, n'a une croix à porter
Bite your tongue, bleed unsung
Mords-toi la langue, saigne dans l'ombre
Bite your tongue, bleed unsung
Mords-toi la langue, saigne dans l'ombre
Not one of you bastards has a cross to bear
Aucun de vous, bâtards, n'a une croix à porter
Not one of you bastards has a cross to bear
Aucun de vous, bâtards, n'a une croix à porter
Not one of you bastards has a cross to bear
Aucun de vous, bâtards, n'a une croix à porter
Not one of you bastards has a cross to bear
Aucun de vous, bâtards, n'a une croix à porter
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Explications :
Une grande partie de cette chanson doit être lue au second degré, sur un ton sarcastique. Elle remet en question la notion d'équité — face aux épreuves de la vie — pour l'individu, tout en mettant nos tourments personnels en perspective avec ceux du Christ, et plus particulièrement avec la crucifixion. Ryan Clark a déclaré : « Je n'ai pas l'intention de minimiser les véritables souffrances ou épreuves personnelles, mais plutôt de ramener nos tracas dérisoires à leur juste proportion face à la véritable souffrance. Dans le premier vers, je plante le décor : une personne qui se sent victime de la vie elle-même et qui, dans sa détresse, maudit les Cieux. L'expression "chaîne mortelle" fait référence aux limites, aux imperfections et à la nature dégénérative de nos corps terrestres. »
Dans le premier couplet de la chanson, on peut peut-être aussi déceler une référence à La Complainte du vieux marin de Samuel Coleridge. Dans ce poème, le narrateur — le marin — abat un albatros sans raison apparente. Son équipage, qui voyait en l'oiseau un porte-bonheur, l'oblige alors à le porter autour du cou. L'albatros finit par tomber lorsque le marin apprend à apprécier et à aimer la nature ; il se sent alors libéré.
En somme, le message est qu'il faut se défaire de ses fardeaux et de sa haine pour se sentir libre.
Ryan Clark a déclaré : « Il arrive que certains d’entre nous vivent comme s’ils étaient frappés d’une malédiction perpétuelle. À certains égards, c’est effectivement le cas. Cette phrase (La troisième ligne du premier couplet de la chanson) sert à illustrer la pesanteur générale de l’existence, tout en l’exagérant quelque peu… à l’image de quelqu’un qui se sent particulièrement malmené par la vie — et davantage que les autres. »
Le dernier vers de la première strophe de la chanson préfigure ou prépare le refrain. Ryan Clark a déclaré : « Si vous croyez en la Trinité, vous croyez que Jésus-Christ était Dieu incarné. Dire "comme Dieu lui-même, en parallèle", revient à dire "comme si la souffrance de Jésus-Christ lui-même était comparable à l'épreuve que vous traversez" — et il est illusoire de penser ainsi. Je ne prétends pas que les gens s'empresseraient de comparer leurs propres épreuves à la crucifixion du Christ ; il s'agit plutôt d'un rappel à la réalité pour ceux qui ont le sentiment que leurs souffrances sont démesurées. »
Le mot « bâtard » utilisé dans cette chanson renvoie littéralement à l'absence de père. L'auteur interpelle directement ceux qui se sont détournés de Dieu : n'ayant pas de croix à porter, ils sont littéralement des bâtards.
Ryan Clark a déclaré : « L’histoire de la croix du Christ est sacrée. Elle n’est certes pas perçue ainsi par tout le monde, mais elle l’est pour moi. Il est devenu courant de qualifier les épreuves de la vie de "croix à porter" ; pourtant, si l’on en considère la portée, une telle expression constitue une insulte au véritable sacrifice, empreint de sens. Aucun fardeau que vous portez ne saurait se comparer au poids du monde. L’emploi du mot "bâtard" dans ce refrain s’inscrit, en réalité, dans un contexte précis. Tenir de tels propos révèle un fossé manifeste entre celui qui les profère et le Père céleste. »
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le 28 août 2026 à 6h47.
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