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Chevaliers de la table ronde,
Goûtons voir si le vin est bon ;
Chevaliers de la table ronde,
Goûtons voir si le vin est bon ;
Goûtons voir, oui, oui, oui,
Goûtons voir, non, non, non,
Goûtons voir si le vin est bon.
Goûtons voir, oui, oui, oui,
Goûtons voir, non, non, non,
Goûtons voir si le vin est bon.
Sâil est bon, sâil est agrĂ©able,
Jâen boirai jusquâĂ mon plaisir ;
Sâil est bon, sâil est agrĂ©able,
Jâen boirai jusquâĂ mon plaisir ;
Jâen boirai, oui, oui, oui
Jâen boirai, non, non, non
Jâen boirai jusquâĂ mon plaisir
Et Oui et non
Jâen boirai, oui, oui, oui
Jâen boirai, non, non, non
Jâen boirai jusquâĂ mon plaisir
Jâen boirai cinq Ă six bouteilles,
Une femme sur mes genoux ;
Jâen boirai cinq Ă six bouteilles,
Une femme sur mes genoux ;
Une femme, oui, oui, oui
Une femme, non, non, non
Une femme sur mes genoux ;
Et Oui et non
Une femme, oui, oui, oui
Une femme, non, non, non
Une femme sur mes genoux
Si je meurs, je veux quâon mâenterre
Dans une cave oĂč y a du bon vin ;
Si je meurs, je veux quâon mâenterre
Dans une cave oĂč y a du bon vin ;
Dans une cave, oui, oui, oui
Dans une cave, non, non, non
Dans une cave oĂč y a du bon vin ;
Et Oui et non
Dans une cave, oui, oui, oui
Dans une cave, non, non, non
Dans une cave oĂč y a du bon vin
Les deux pieds contre la muraille
Et la tĂȘte sous le robinet ;
Les deux pieds contre la muraille
Et la tĂȘte sous le robinet ;
Et la tĂȘte, oui, oui, oui
Et la tĂȘte, non, non, non
Et la tĂȘte sous le robinet ;
Et Oui et non
Et la tĂȘte, oui, oui, oui
Et la tĂȘte, non, non, non
Et la tĂȘte sous le robinet
Et les quatre plus grands ivrognes
Porteront les quatrâ coins du drap ;
Et les quatre plus grands ivrognes
Porteront les quatrâ coins du drap ;
Porteront, oui, oui, oui
Porteront, non, non, non
Porteront les quatrâ coins du drap ;
Et Oui et non
Porteront, oui, oui, oui
Porteront, non, non, non
Porteront les quatrâ coins du drap
Sur ma tombe, je veux quâon inscrive
« Ici gßt le roi des buveurs » ;
Sur ma tombe, je veux quâon inscrive
« Ici gßt le roi des buveurs » ;
Ici gĂźt, oui, oui, oui
Ici gĂźt, non, non, non
« Ici gßt le roi des buveurs » ;
Et Oui et non
Ici gĂźt, oui, oui, oui
Ici gĂźt, non, non, non
« Ici gßt le roi des buveurs »
Et si le tonneau se débonde,
Jâen boirai jusquâĂ mon plaisir ;
Et si le tonneau se débonde,
Jâen boirai jusquâĂ mon plaisir ;
Jâen boirai, oui, oui, oui
Jâen boirai, non, non, non
Jâen boirai jusquâĂ mon plaisir
Et Oui et non
Jâen boirai, oui, oui, oui
Jâen boirai, non, non, non
Jâen boirai jusquâĂ mon plaisir
Et mes os, de cette maniĂšre,
Resteront, imbibés de vin ;
Et mes os, de cette maniĂšre,
Resteront, imbibés de vin ;
Resteront, oui, oui, oui
Resteront, non, non, non
Resteront, imbibés de vin ;
Et Oui et non
Resteront, oui, oui, oui
Resteront, non, non, non
Resteront, imbibés de vin
Et sâil en reste quelques gouttes,
Ce sera pour nous rafraĂźchir ;
Et sâil en reste quelques gouttes,
Ce sera pour nous rafraĂźchir ;
Ce sera, oui, oui, oui
Ce sera, non, non, non
Ce sera pour nous rafraĂźchir ;
Et Oui et non
Ce sera, oui, oui, oui
Ce sera, non, non, non
Ce sera pour nous rafraĂźchir
La morale de cette histoire
Est quâil faut boire avant de mourir ;
La morale de cette histoire
Est quâil faut boire avant de mourir ;
Est quâil faut, oui, oui, oui
Est qu'il faut, non, non, non
Est quâil faut boire avant de mourir ;
Et Oui et non
Est quâil faut, oui, oui, oui
Est qu'il faut, non, non, non
Est quâil faut boire avant de mourir
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Explications :
La chanson, prĂ©sente dans des livrets de colportage du XVIIIe siĂšcle, s'inspire d'une prĂ©cĂ©dente, La Femme ivrogne, qui fut transcrite en 1749 en patois de la Bresse. Parmi ses paroles figurent le couplet « Si je meurs, que l'on m'enterre dans la cave oĂč est le vin, les pieds contre la muraille, la tĂȘte sous le robin ». Ce couplet se retrouve dans diverses variantes : Catherine s'est coiffĂ©e ou La maladie de la fille ivrogne ; la Vieille Mathurine, et dans une piĂšce d'EugĂšne Labiche. Auparavant, le thĂšme des chevaliers de la Table Ronde comme synonyme d'amis du vin Ă©tait dĂ©jĂ prĂ©sent au XVIIe siĂšcle : en 1643, une chanson d'AndrĂ© de Rosiers de Beaulieu commence par ces vers :
Enfans de l'Amour et du vin, Chevaliers de la Table Ronde...
Le Roux, dans son Dictionnaire comique, signale en 1718 qu' « on appelle chevaliers de la Table Ronde ceux qui aiment ĂȘtre longtemps Ă table ».
Le texte tel qu'il est connu aujourd'hui date du début du XXe siÚcle.
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le 5 septembre 2026 Ă 7h18.
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