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Lorsque je viens de mâĂ©veiller,
Que jâai les yeux dans mes souliers et les idĂ©es Ă lâaventure.
Quand mon café ne passe pas,
Et que je prends encore mes draps pour un grand pot de confiture.
Toi pour qui lâaraignĂ©e du soir ne veut plus dire espoir,
Tu vois lâaraignĂ©e du matin sans avoir de chagrin.
Je dis âbonjourâ, tu bats des mains.
Je dis âvas faire couler mon bainâ et tu trouves ça magnifique.
Tu mâapplaudirais pour un rien, tâes bon public.
Quand je reviens au petit jour,
FatiguĂ© du nouvel amour dâune Ă©trangĂšre clandestine.
Tu ne dors pas, tu fais semblant,
Dans ce lit devenu top grand pour nos caresses de routine.
Et comme dans les mauvais mĂ©los de romans dâoccasion,
Tu pleures en voyant le héros qui rentre à la maison.
Et moi qui nâai jamais bien su,
Quitte Ă ce que lâon soit déçu, jouer noble, jouer classique,
Je mâendors sans mĂȘme un salut Ă mon public.
Il y a des moments oĂč jâaimerais quâenfin tu me renvoies,
Sans mĂȘme me dire âcâĂ©tait mauvaisâ ou âon vous Ă©criraâ.
Mais non, tu dis âcâĂ©tait trĂšs bien, on vous rengage, ne changez rien,
Une autre, une autreâ, moi jâabdique.
Est-ce que mon numéro a plu à mon public, à mon public.
Et le spectacle continue, tâes bon public, tâest bon public.
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le 7 septembre 2026 Ă 6h41.
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