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Paroles officielles de la chanson «Dans Ma Ville, On Traine» : Orelsan

Compositeurs : Skread
Auteurs : Orelsan
Chanteurs : Orelsan
Éditeurs : Warner Chappell Music France, 7Th Magnitude
Albums :

Paroles officielles de la chanson "Dans Ma Ville, On Traine"

Dans ma ville, on traîne, entre le béton les plaines
Dans les rues pavées du centre, tous les magasins ferment
On passe les week-ends dans les zones industrielles
Près des zones pavillonnaires où les baraques sont les mêmes
Ma ville est comme la première copine que j’ai jamais eue
Je peux pas la quitter pourtant je passe mon temps à cracher dessus
Parler du beau temps serait mal regarder le ciel
Je la déteste autant que je l’aime surement parce qu’on est pareils

On a trainé dans les rues
Tagguer sur les murs
Skater dans les parcs
Dormi dans les squares
Vomi dans les bars
Danser dans les boîtes
Fumer dans les squats
Chanter dans les stades
Trainer dans les rues
Tagguer sur les murs
Skater dans les parcs
Dormi dans les squares
Vomi dans les bars
Danser dans les boîtes
Fumer dans les squats
Chanter dans les stades

J’ai tellement trainé dans les rues de Caen
Avec une bouteille et tout le monde a bu dedans
Entre deux monde en suspens
Criminelle la façon dont je tue le temps
J’ai tellement trainé dans les rues de Caen
Avec une bouteille et tout le monde a bu dedans
Entre deux monde en suspens
Criminelle la façon dont je tue le temps
J’ai tellement trainé dans les rues de Caen
Avec une bouteille et tout le monde a bu dedans
Entre deux monde en suspens
Criminelle la façon dont je tue le temps

Après 22h tu croises plus de gens
Comme si on était encore sous les bombardements
T’entendras que les flics et le bruit du vent
Et quelques mecs de la fac en 3ème mi-temps
Qui devraient pas trop s’approcher du bord
Quand ils vont se terminer sur le port
Dans les quelques bars qui servent encore
Où y a des clopes et des anglais ivres morts
5h du mat’, la queue dans les kebabs en sortie de boites
Tu peux prendre une pita ou prendre une droite
Ou alors tu peux prendre le premier tram
Et si jamais tu t’endors, tu te réveilleras sur les bords de la ville
Là où les centres commerciaux sont énormes
Où on passait les samedis en famille
Où j’aimais tellement me balader
Même quand on avait que dalle à acheter

Le caddie des parents ralentit devant Pizza Del Arte
Pas loin du magasin de jouets où je tirais des chevaliers
Près du pont où ma grand-mère m’emmenait lancer des avions en papier
Où tu peux voir les grandes tours des quartiers
Où l’architecte a cru faire un truc bien
Si je rappais pas j’y serais jamais allé
Parce qu’on se mélange pas tant que ça là d’où je viens
Après y ‘a des champs y’a plus rien
Si tu vois de la fumée quand tu reviens
C’est que dans les usines pas très loin
On se calcine, on s’abîme, on fait du carburant pour la machine
À côté des pavillons rectilignes
Où on pense à ce que pense la voisine
Où on passe les dimanches en famille
Où on fabrique du blanc fragile
Longe le canal, prends le périph’, t’arrives à la salle
Où j’ai raté des layup décisifs
Pas loin d’un coin perdu où les filles se prostituent
Au milieu des grues là où y a les bus
Qui t’emmènent à la mer en moins de 20 minutes
Où les parisiens nous trouvaient tellement nuls
Où tu vois l’Angleterre derrière la brume
Passe devant l’hôpital qu’on voit de partout
Pour nous rappeler qu’on y passera tous
Et tu seras de retour en ville
Où les bourges font les courses et les punks mendient
Où y a des clochards dont tout le monde connaît les noms
J’ai vu Gigi s’ouvrir les veines à coups de tesson
Devant l’épicerie, celle qu’est toujours ouverte
Près du château, ses douves et ses légendes urbaines
J’ai fait des mariages, des enterrements,
Dans les mosquées, les églises et les temples,
Sous un crachin normand
Elle est même pas foutue de pleuvoir correctement
Ma ville aux cents clochers
A chaque fois qu’ils détruisent un bâtiment,
Ils effacent une partie de mon passé