Ton ciel en berne toi tu t’arraches tu traces ta route vers les orages
Tu dis j’en ai plus rien à fout’ d’toutes ces conn’ries j’ai passé l’âge
Tu dis qu’la mort te fait pas peur qu’elle est pas pire que la naissance
Que c’est pas l’après la douleur que c’est vivre qui est la souffrance
J’y peux rien depuis mon berceau j’ai l’cœur d’un volcan dans une cage
Que t’y peux rien ta destinée n’est partisane que du naufrage
Que toi ta naissance ce s’ra quand tu t’barreras dans les Voies Lactées
Que toi t’as le cœur d’une planète qui est toujours prête à exploser
Apocalypse
Apocalypse
De squats en meufs de meufs en teufs de stupéfiants en alcoolismes
Tu dis que toi t’as ça dans l’sang les rivières du mélancolisme
Comme une envie de tout casser pour le plaisir de tout détruire
Comme une bougie passera sa vie à ébrûler sa propre cire
Tu dis qu’les drogues c’est pas très grave que s’évader c’est la seule chose
Qui t’permet d’tenir ici-bas que c’est ce monde ouais l’overdose
Qu’ta seule famille c’est les oiseaux y a qu’eux qui battent la gravité
Que t’as le cœur d’un loup qui a quitté la meute d’puis qu’il est né
Apocalypse
Apocalypse
Où va ce monde ? rien à branler tu dis les pluies d’étoiles filantes
Tu les attends sur la colline pétard à la bouche qu’insolente
Est la trajectoire de tout libre et que toi t’es tombé dedans
Qu’les constellations libertaires chez toi sont les seuls Commandements
Les croix qu’on porte les croix qu’on fait tous les coups qu’on prend dans la gueule
On naît tout seul on rêve tout seul on pleure tout seul on meurt tout seul
Quel est l’chemin pour l’paradis que j’prenne l’opposé pour l’enfer
Après la vie y a que la nuit moi j’suis addict qu’à ta lumière
Apocalypse
Apocalypse
Faire un gamin puisqu’il paraît qu’c’est la plus belle chose sur la Terre
Comme si y avait pas assez d’bouches qui crèvent la dalle dans l’univers
Après tout pourquoi pas j’sais pas faut voir si l’occasion s’présente
Si les métaphysiques du ciel trouvent un vagin pour mettre une tente
Dieu est une femme jambes écartées qui sort l’infini d’son bidou
Dire que c’est Dieu dans ce vagin regarde-le qui sort du trou
Comme un Alien béni du ciel toutes les vies naissent dans la fange
Comme un cri qui fait l’éternel comme un monstre au sourire d’un ange
Apocalypse
Apocalypse
Nos parents qui r’ssemblent à des gosses plus tu vieillis plus tu régresses
Puis tous ces chiens là à trimer dis-moi qu’est-ce que la vie nous laisse
Au fond des larmes dans le reflet du miroir de nos existences
Qu’est-ce que t’y vois moi j’y vois rien que ce chemin de pénitence
On a tous le chaos dans l’âme on a tous l’âme dans le chaos
La fin du monde c’est pas le monde la fin du monde c’est dans la peau
J’ai passé ma vie dans les flammes crois-moi ouais c’est pas beau
Les envies d’s’arracher le cœur de mettre une balle dans son cerveau
Ces amis qui partent avant nous puis tous ces gens qu’on a perdus
Les amours à devenir fou les spasmes de nos yeux dans les crues
Les ouragans du cœur qui fuit les cicatrices sur les poignets
Dis-moi l’chemin pour l’paradis c’est sûr que j’prendrai l’opposé
Apocalypse
Apocalypse
Apocalypse
Apocalypse