Céline je t’ai vue courir à Hanovre
Experte en grandes manoeuvres
Dévoreuse des chutes de rein au Niagara.
Je t’ai vue brûler tout l’éthanol
Chercher les tendresses folles
Pour que l’air vibre tout autour de toi
Pour que l’air file tout autour de toi.
L’amour se vide, l’amour se vide…
J’aimais jeter mes yeux dans les tiens
Voyages de nuit baudelairiens,
Passages aux vents lointains
Passages aux vents.
On se regarde faire, on s’étreint.
Bien lovés, on rêve d’incertains.
J’aimais jeter mes yeux dans les tiens(x2)
Dans le bleu des miroirs sans tain
On se regardait faire,
On se regardait plaire, se faire oublier,
Sans se donner, sans se damner (x2)
J’aimais jeter mes yeux dans les tiens
Dans le bleu des miroirs sans tain
Sans se donner, sans se damner(x3)
Céline, on s’est fait les grands voyages sans destin,
Les grandes promesses sans refrain,
La promenade des Anglais, à Nice ou ailleurs.
On voulait lancer le ciel aux orages sans fin
Le ciel aux nuages où l’on s’étreint
À Brive, à Moscou, à Tremblay, à Venise
Où tes larmes dansent encore.
Céline, je t’ai vue courir à Hanovre
Experte en grandes manœuvres
Comme les fleuves qui nous emportent sans remords
Sans remords
L’amour se vide.
J’aimais jeter mes yeux dans les tiens
Voyages de nuit baudelairiens,
Passages aux vents lointains
Passages aux vents.
On se regarde faire, on s’étreint
Bien lovés, on rêve d’incertains.
J’aimais jeter mes yeux dans les tiens.
Dans le bleu des miroirs sans tain
On se regardait faire,
On se regardait plaire, se faire oublier,
Sans se donner, sans se damner.