Allongés et songeurs nous étalons le temps
Les yeux dans le vide nous faisons le bilan
Faut-il tomber amoureux, être jeune quand on est vieux,
Vouloir du simple, du moins ennuyeux ?
Te rappelles-tu nos années de lycée,
L’amphi les cours nos sacs qu’on faisait traîner
Nos pas lourds dans les escaliers, les quelques heures qu’on a séchées
Faut dire que toi et moi refusions d’être premiers.
On a planifié des choses pour notre futur,
Les idées viennent en paquets de douze sur mesure,
Aura-t-on une colloc à deux, partiras-tu à l’étranger,
Me feras-tu venir si je prends un billet ?
On r’mettra toutes les coutumes à la mode,
Et même si l’on doit changer quelques codes
Ca aura le même parfum, la même tête, le même dessin,
Ca prendra le chemin des récits des anciens
On repartira chanter pour les œufs
Oui à Pâques on f’ra des serments d’amoureux
Sous les fenêtres grandes sérénades Ouvrez vos portes pour les aubades
Laissez passer la joie de vivre dans vos foyersEm Em
On fera en sorte que toutes nos soirées
Soient les meilleures et les plus tendres en amitié
Et s’il faut se séparer, s’enfuir se fuir se retrouver
Compter chaque jour qui nous rapproche d’un peu plus près
Ne plus hésiter quand l’envie nous tiraille
Ne pas dormir les veilles de chaque retrouvaille
Se jeter à corps dévolus, dans cette ivresse qu’on a voulue
Se sentir forts et épaulés au vent mauvais
Et si l’on doit devenir des exemples
Des jambes à suivre pour un plus jeune qui nous ressemble
On prendra toutes les précautions, et c’est nos vies tout en coton
qui combleront nos plaies de grands garçons.
Mais ce n’est qu’un conditionnel au futur
Faut mélanger les temps et battre la mesure
On est lié par le passé, et pour la suite j’ai réservé :
« C’est toi et moi l’ami même si l’on doit en crever. »