Je me suis éveillée, j’ai replié mon corps
La fumée de ce feu, m’a brûlée toute entière
dévorée, dans ma chair
J’ai appris à me taire
J’ai compté toutes les nuits,
où tu venais me chercher
accroché à mes cheveux d’enfant,
Tu l’as dit c’est de l’amour, vraiment ?
Et après, et après, j’apprendrais à sourire,
A ne plus avoir peur, de moi et du plaisir
Et après, et après, je deviendrais souveraine
de ce temple qui dort, et de tout ses jardins
accroché à mes cheveux d’enfant,
une fleur qui pousse maintenant
Et après, et après je briserais le silence
j’épouserais le soleil, j’embraserais mes ennuis
Et après, et après, je resterais tranquille
Je crierais pour les autres, qui n’ont pas pu parler