Laissons passer les saisons
Pour ne jamais grandir
Donnons-nous l’âge de raison
Pour s’enfuir
Effets d’optiques et d’illusions
Pour ne plus souffrir
Comme une transmutation
De mes désirs
Quand je perds mes plumes
Que mes idées m’usent
Il n’en reste qu’une :
À la lueur de la lune !
Frissons dans les brumes
De mes idées folles
Ses yeux couleur bleu lagune
Consolent mon âme
Perdu dans les dunes
Tu sais
Toi aussi tu es la seule lumière
De mon coeur
Chacun sa chacune
Son nom est Jeanne de la lune
Dans mon jardin extraordinaire
Des créatures scandaleuses
Des amis imaginaires
Et des amantes peu religieuses
À mes heures perdues j’énumère
Tous ces êtres surnaturels
Immortels rêveurs de lumière
Qui parfois brûlent ses ailes
Frissons dans les brumes
De mes idées folles
Ses yeux couleur bleu lagune
Inspirent mon âme
Perché sur les dunes
J’écris de ma plus belle plume
L’ingénu à l’encre brune
Sur mon coeur Jeanne de la lune