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Paroles officielles de la chanson «L Idiot Qu On A Toujours Été» : Hubert-félix Thiefaine

Compositeurs : Lucas Thiefaine
Chanteurs : Hubert-félix Thiefaine
Auteurs : Hubert Felix Thiefaine
Arrangeurs : Christopher Board, Frederic Gastard
Éditeurs : Sarl Lilith
Albums :

Paroles officielles de la chanson "L Idiot Qu On A Toujours Été"

quelque part dans la brume un voyant solitaire
s’éloigne & disparaît sous les traits d’un enfant
& son langage abstrait étoilé de mystères
nous dévoile un futur prophétique alarmant
sous les bulles de rosée & les vagues incertaines
qui brillent dans nos regards lointains de naufragés
on entend le murmure effrayant des sirènes
on redevient l’idiot qu’on a toujours été
on redevient toujours l’ombre qui sonne le glas
le trou noir qui dévore son étoile en faillite
on redevient toujours l’ombre dans le magma
qui souffle d’effarants degrés Fahrenheit
on redevient l’idiot qu’on a toujours été
le nom des prédatrices nous remonte en mémoire
à travers l’alphabet des souvenirs malsains
quand les amants perdus s’inventent un purgatoire
& mendient l’assistance des esprits souterrains
mais loin des muses obscènes au sourire cannibale
des érinnyes toxiques dont on a fait sécher
le venin qui sert d’encre aux tampons pour leur bal
on redevient l’idiot qu’on a toujours été
on redevient toujours l’ombre qui sonne le glas
le trou noir qui dévore son étoile en faillite
on redevient toujours l’ombre dans le magma
qui souffle d’effarants degrés Fahrenheit
on redevient l’idiot qu’on a toujours été
après les ovations du dimanche des rameaux
le dieu mourant revient pour son vendredi saint
à l’heure où les putains, les traîtres & les bourreaux
se rassemblent & défilent devant le sanhédrin
l’heure où l’on voit tourner les démons de nos veilles
sur l’éternel manège où sombrent nos pensées
& quel que soit le sens des astres dans le ciel
on redevient l’idiot qu’on a toujours été
on redevient toujours l’ombre qui sonne le glas
le trou noir qui dévore son étoile en faillite
on redevient toujours l’ombre dans le magma
qui souffle d’effarants degrés Fahrenheit
on redevient l’idiot qu’on a toujours été
dans l’alchimie des villes éclaboussées de sève
on voit des molécules qui cherchent l’horizon
des archets de violons qui se transforment en glaives
& des chants inutiles sur de vaines partitions
nos corps sont des accords sur des ruines en puissance
la musique c’est la mort qui s’invite dans la danse
& les mots sont des trous sanglants dans le silence