Tout en sourire et l’œil en coin
D’humeur enjouée, toujours badin
Lui, c’était le taquin
Boudant pour un oui, pour un non
D’un naturel plutôt ronchon
Elle, c’était la grognon
Le Taquin et la Grogon
Il promenait sa bonhomie
Bras ballants ou mains dans les poches
Et son harpie de bonne amie
Suivait en lui sonnant les cloches
Sans répit, elle le cannulait
À grommeler des arguties
Il répondait des quolibets
Il ripostait par des lazzis
Le taquin faisait des niches
Et la grognon bougonnait
La grognon était bougon
Mais le taquin s’en tapait (bis)
Mais le taquin s’en tamponnait
À ses heures il était poète
Il lui causait de papillon
Chut, elle avait mal à la tête
Chut, y’avait la télévision
Veux-tu te taire, es-tu donc fou
Voyons, tu n’es plus un gamin
Assieds-toi donc, pendant qu’ t’es d’bout
Essuie tes pieds, prends les patins
Le taquin faisait des niches
Et la grognon bougonnait
La grognon était bougon
Mais le taquin s’en tapait (bis)
Mais le taquin s’en tamponnait
Mais le taquin s’en tamponnait
Mais le taquin s’en tamponnait
Il sifflait « Perle de cristal »
Pendant qu’elle mangeait des cachets
Il s’écriait : "T’as vu l’étoile ?"
Elle répondait : "Mets ton cache-nez"
Elle ne planait jamais plus haut
Que le plus haut d’ses bigoudis
Et lui, allongé sur le dos
Rêvait de mille et une nuits
Tout en sourire et l’œil en coin
D’humeur enjouée, toujours badin
Lui, c’était le taquin
Le taquin faisait des niches
Et la grognon bougonnait
La grognon était bougon
Et le taquin s’en tapait
Mais le taquin s’en tamponnait