Ma mère c’est un éléphant
C’est l’orchestre, c’est le big band
J’fais des huit entre ses jambes
Pour apprendre à marcher
Ma mère c’est le big bang
La comptine, la musique de chambre
J’suis posé là sur son ventre
J’apprends à jacter
C’est tout l’contraire de l’inverse
C’est le tonnerre qui gronde
L’éclaircie et l’averse
Celle qui fonda le monde
Les chiens n’font pas des chats
Mais les hommes savent faire des monstres
Qui est Napoléon ?
On s’en rappellera pas
Tu vis, tu meurs déjà
Tu t’agites entre les secondes
T’as fait ci, t’as fait ça
On s’en rappellera pas
On s’en rappellera pas
Parfois le dimanche
Ma mère c’est le silence
C’est pas pour les louanges
Qu’elle se met en retrait
C’est pour celle qui fonda le monde
Qu’elle s’met sur cette longueur d’onde
J’fais des huit entre ses ombres
Pour apprendre à marcher
Les chiens n’font pas des chats
Mais les hommes savent faire des monstres
Qui est Napoléon ?
On s’en rappellera pas
Tu vis, tu meurs déjà
Tu t’agites entre les secondes
T’as fait ci, t’as fait ça
On s’en rappellera pas
On s’en rappellera pas
Ma mère c’est l’amour dans la pièce
C’est elle la longueur d’onde
Quel beau palmarès
Que de fonder le monde
Ils ont mangé la terre
L’enfant et la mer
Pour des trésors de guerre
On s’en rappellera pas
On s’en rappellera pas