On manque d’air dans les villes
Presque autant que de rêves
On s’agite immobiles
Dès que le soleil se lève
Et jusqu’au soir qui tombe
Le temps use nos visages
Creuse nos rides nos tombes
Chaque jour davantage
On court on court on court
On dit qu’on a pas le choix
On court après l’argent
On court le coeur sans joie
On court après du vent
Après n’importe quoi
On s’aperçoit qu’au bout
C’est le temps qui court plus vite que nous
Allez Stop
Allez on met les voiles
Cap sur du vrai du beau
Il vaut mieux un cheval
Que deux cent trente chevaux
Allez Stop
C’est la fin de la course
Un petit lopin
Deux poules et trois lapins
Retour aux sources
Comme dit le vieux Voltaire
Cultivons nos jardins
Stop
Et revenons sur terre
On étouffe dans les villes
Loin de notre nature
Nuages automobiles
Du goudron et des murs
Les bébés toussent et pleurent
Quand aux vieux, ils suffoquent
Alors pour pas qu’ils meurent
On leur vend des médocs
On court on court on court
Après la bourse le CAC
On cours après les cours
Et puis un jour on saute à côté de la plaque
Peut-être qu’on a faim
D’autres choses que d’affaires S’asseoir, se taire
Et voir qu’il y a tout un monde à refaire
Allez Stop
Allez on met les voiles
Cap sur du vrai du beau
Il vaut mieux un cheval
Que deux cent trente chevaux
Allez Stop
C’est la fin de la course
Un petit lopin
Deux poules et trois lapins
Retour aux sources
Comme dit le vieux Voltaire
Cultivons nos jardins
Stop
Et revenons sur terre
On reprendra le pouvoir
Sur le cours de nos vies
On sèmera de l’espoir
En graines de paradis
Peut-être qu’on a faim
D’autres choses que d’affaires
S’asseoir, se taire
Faire comme l’ami Rabhi
La part du colibri
Allez Stop
Allez on met les voiles
Cap sur du vrai du beau
Il vaut mieux un cheval
Que deux cent trente chevaux
Allez Stop
C’est la fin de la course
Un petit lopin
Deux poules et trois lapins
Retour aux sources
Comme dit le vieux Voltaire
Cultivons nos jardins
Stop
Et revenons sur terre
Et revenons sur terre Sur terre
Et revenons sur terre
Dans des villes où l’air manque autant que la nature
On s’agite, immobiles, coincés entre quatre murs
Le matin et le soir ont la même gueule de bois
Que l’ennui défigure on se demande pourquoi
On court après le CAC
On court après les cours et de la bourse les cours
Même riche, on est pauvre, à côté de la plaque
Et si on avait faim
D’autres choses que d’affaires
Et si on avait faim
De s’asseoir et de faire
On pourrait s’en aller
Et revenir aux sources
Éteindre la télé
Se battre de la bourse
Et puis mettre les voiles
Cap sur nos idéaux
Préférer un cheval
A deux cent trente chevaux
On pourrait respirer
Autre chose que des gaz
Ça s’rait bien que l’on cesse
De nous prendre pour des nazes
Sur un petit lopin
Deux poules trois lapins
Cultiver son jardin
Redevenir quelqu’un
On pourrait s’en aller
Et revenir aux sources
Éteindre la télé
Se battre de la bourse
Sur un petit lopin
Deux poules trois lapins
Cultiver son jardin
Redevenir quelqu’un