Je m’assois près de toi mais tu me manques
Tu m’embrasses parfois mais sans la langue
Sur le bout de mes doigts, je sais tes manques
Tes lèvres ont quelquefois un goût de menthe
Un goût de cendres, un goût de sang
Je le sens, tu vas descendre
Je te prends dans mes bras mais je te sonde
De moins en moins je crois que la terre soit ronde
Je combats dans le noir l’armée des ombres
Je fais n’importe quoi, je tourne en rond
Je le sens, je le sais, oui tu t’en allais
Couvre-toi bien ce soir, si tu sors
Si tu sors après moi, si tu pars
Il n’y aura pas de pot de départ
Si tu t’en vas ce soir
Les ailes du désir ont brûlé
Je préfère en sourire
Mais je peux crever
Je resterai ton faire-valoir
Au revoir l’oiseau rare
Septembre un jeudi soir
Big big cafard
De partout dans la rue, moi je te vois
Toi quand tu me voies nue, tu ne me vois pas
Tu rêves d’inconnu, moi d’un filet
Où je te prendrais crue à tout jamais
Je le sens, je le sais, oui tu t’en allais
Couvre-toi bien ce soir, si tu sors
Si tu sors après moi, si tu pars
Il n’y aura pas de pot de départ
Si tu t’en vas ce soir
Les ailes du désir ont brûlé
Je préfère en sourire
Mais je peux crever
Je resterai ton faire-valoir
Au revoir l’oiseau rare
Septembre un jeudi soir
Fat fat cafard
Tu m’oublies
Tu m’oublies comme on oublie la vie
Tu m’oublies oiseau de nuit
Je t’oublie
Je t’oublie comme on perdrait la vue
Je t’oublie depuis le début
Bientôt je n’y penserai même plus
L’été touche à sa fin, il se cambre
Je mets des coups de pied pour rien dans un tas de cendres
Tu as changé de parfum, tu ne sens plus l’encre
On est juste 1+1 ensemble
C’est la malédiction du mois de septembre