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Paroles officielles de la chanson «Hotel Impala» : Baloji

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Paroles officielles de la chanson "Hotel Impala"

Mes rimes sont des polaroïds, des instantanés
De souvenirs trop saturés, mon coeur est surexposé
Je ne vois que le néant même en contre-plongée
J’ai mal visé, mal cadré, trop de clichés, trop de déchets
Tout reste flou malgré les mises aux points
Devant l’objectif, que des regards en coin
Il est temps de se réconcilier avec son passé
Retrouver ce que la folie nous a dévalisé (Hotel Impala)
Pris pour cible dans les émeutes
Comme tous les lieux de privilèges, mais comment rester neutre?
En temps de guerre civile, tout se précipite
Une victoire pour le peuple est pour mon père une faillite
Il compare les épreuves de la vie à des jeux de fortune
Et sa condition le répugne
Le passé est un débarras où tout vole en éclats
Je viens reconstruire ces liens brisés par les aléas

Hotel Impala La vie et ses aléas Hotel Impala

Les souvenirs défilent comme des dias
Dis-leur que les moins brillants ont viré sépia
Que le négatif brûle nos vies de parias
Qui croulent sous les rappels et les pro justicia
Esclaves des sociétés de prêts sur gages
Qui banalisent l’endettement et nous prennent en otage
Sur le qui-vive, la défensive, la paranoïa
Nous ronge de l’intérieur comme un ténia

On ne s’est jamais senti pauvres, mais seulement démunis
Comme si la chance nous avait faussé compagnie
Autant de points de vue que de points de divergence
Mais l’argent n’a jamais remplacé ta présence
Comme lui, je fuis au lieu d’assumer mes échecs
Mon bonheur en hypothèque, le doute m’affecte
Laisse le remords et l’embarras du côté de Zola
Et à partir de là, remettons les choses à plat

Hotel Impala La vie et ses aléas Hotel Impala

Comme mon père, je suis solitaire, plein de mystère
L’affectif passe après ma carrière
Parfois mon opinion se volatilise
Par peur des conflits, je manque de franchise
J’étouffe mes sentiments, j’intériorise
Mais tant que la musique me temporise
Je ne serai jamais ce criminel que j’aurai pu être
Qui a voulu remplacer celui que tu n’as cessé d’être
L’un comme l’autre, nous serons toujours les mêmes
Tant de mal à accepter d’être nous-mêmes
Chaque crime est une brique pour construire ce bâtiment
Le pardon est le ciment, l’amour, le fondement
Ravaler la façade comme on ravale son orgueil
Tomber les barricades en franchissant le seuil
Dans le film de ma vie, tu tiens le rôle-titre
Fin de ce chapitre, le doute s’infiltre
Et je boxe avec mes paradoxes
Même si parfois, je m’y perds
Ta présence me manque mais ton absence me tempère