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Il a su ce matin
Qu'il n'y retournerait pas
On n'avait plus besoin
De ses bras
La sentence est tombée
Comme on plante un couteau
Il a fallu plier
AussitĂŽt
Du chantier poussiéreux
Il a servi sans trĂȘve
Il garde au fond des yeux
Son vieux rĂȘve
Il s'accroche Ă la barre
Il se crache dans les mains
Et se barre
Quand il a débarqué
Voyageur clandestin
La nuit froide a marqué
Son destin
Il avait pris la mer
Sur une coquille de noix
Comme beaucoup de ses frĂšres
Qui se noient
Il est resté des jours
Ă la frontiĂšre du Nord
Sur les docks alentours
Sur le port
Et n'a pas regretté
D'avoir quitté les siens
MĂȘme quand on l'a traitĂ©
Comme un chien
Pour trois sous faméliques
Et un patron obscĂšne
Il a cassé les briques
Ă la chaĂźne
A bùtir des façades
Creuser des conduits
A se rendre malade
Sous la pluie
Le chantier poussiéreux
Ne voulant plus de lui
Zacarias fait un vĆux
Et sourit
Et puis comme un marin
Qui s'accroche Ă son mĂąt
Il se crache dans les mains
Et s'en va
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le 8 février 2026 à 11h.
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